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20 ans de prison pour le policier américain qui avait abattu Walter Scott

L’affaire avait choqué l’Amérique et le monde entier en 2015 : Walter Scott, un automobiliste afro-américain, était mort après avoir reçu cinq balles dans le dos.

Le 4 avril 2015, Walter Scott, un automobiliste afro-américain âgé de 50, mourait après avoir reçu cinq balles dans le dos tirées par un policier, Michael Salger. Ce dernier a été reconnu coupable jeudi 7 décembre de meurtre avec "malveillance et préméditation", ce qui lui vaut une condamnation à vingt ans de prison.

Cet homicide avait choqué beaucoup d’Américains et entraîné une grande vague de manifestations populaires à North Charleston (Caroline du Sud), la ville du meurtre, en raison de la brutalité de la scène. Walter Scott n’était pas armé mais avait quand même été abattu dans le dos par un policier : dans le contexte américain, qui compte de trop nombreuses violences policières, cela avait évidemment relancé le débat du racisme aux États-Unis.

Michael Salger avait d’abord menti en expliquant que Walter Scott, arrêté pour une simple infraction au Code de la route, s’était emparé de son taser pour le menacer, avant qu’une vidéo amateur ne le contredise. En effet, la scène avait été enregistrée par un téléphone portable, ce qui avait permis de prouver que l’automobiliste n’était en aucun cas dangereux, d’autant plus qu’il s’enfuyait à faible vitesse.

Le rôle fondamental des images

Ces images avaient à l’époque beaucoup tourné sur Internet, forçant le policier à changer de discours et à plaider coupable. Elles ont par été diffusées lors de son procès, au cours duquel il encourait une peine de prison à perpétuité, et ont joué un rôle fondamental puisqu’on peut clairement voir que Walter Scott, en plus d’être de dos, n’était ni menaçant, ni armé.

C’est donc au motif d'"entrave à la justice", pour avoir menti, et pour "malveillance et préméditation" que Michael Salger sera incarcéré durant les vingt prochaines années. Durant l’audience, il a pris la parole pour déclarer :

"J’aimerais que ce ne soit jamais arrivé. J’aimerais pouvoir remonter le temps pour changer les événements. Je ne peux pas."

À lire -> La violence policière américaine résumée en une carte