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Dès 2018, les députés pourront se faire rembourser 1 200 euros par mois pour leur logement à Paris

L’Assemblée nationale ne disposant pas d’assez de logements, les députés non-parisiens disposeront désormais d’une indemnité mensuelle de 1 200 euros pour pouvoir se loger lorsqu’ils travailleront. Ils avaient jusqu'à présent une enveloppe plus importante destinée à un hébergement en hôtel.

(© Philippe Grangeaud/Parti socialiste/Flickr/CC)

Ce mercredi 13 décembre, le journal L’Opinion s’est procuré un courrier de Florian Bachelier, premier questeur de l’Assemblée nationale (sous l’étiquette La République en marche), lequel donne des informations concernant les indemnisations des députés pour l’année à venir.

En charge des tâches administratives et des questions financières, un questeur est en effet missionné afin d’élaborer et gérer le budget du palais Bourbon. Florian Bachelier a donc appris aux élus qu’ils auront, dès 2018, "la possibilité de louer un logement dont le loyer sera pris en charge par le budget de l’Assemblée nationale à une hauteur aujourd’hui estimée à 1 200 euros par mois".

Un "nomadisme inconfortable"

En raison du manque de bureaux comprenant des couchages dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, il fallait donc trouver une solution pour héberger les députés venant de toute la France pour travailler à Paris. Florian Bachelier y voit une manière "d’améliorer les conditions de vie et donc de travail" des représentants du peuple :

"[Cette solution a] le double avantage d’améliorer les conditions de vie, et donc de travail des députés, en en finissant avec le nomadisme inconfortable que vous nous avez décrit, mais aussi d’être beaucoup moins coûteuse pour le budget de l’Assemblée nationale que l’hôtel et la résidence."

Si l’idée que les députés puissent souffrir d’un "nomadisme inconfortable" peut être légèrement risible, on note cependant qu’il s’agit d’une baisse du montant qui était jusqu’ici mis à leur disposition. En effet, les élus peuvent débourser jusqu’à 3 200 euros par mois, pris en charge par le budget du législatif, pour se rendre à l’hôtel.

Pour faire des économies, le questeur des Constructifs, Thierry Solère, avait pour sa part proposé en novembre dernier de loger les députés en colocation ou en Airbnb :

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