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Accusation de viol : Les Républicains demandent la démission de Gérald Darmanin

Le ministre de l’Action et des comptes publics est visé par une enquête préliminaire pour viol.

Gérald Darmanin, en octobre dernier. (© Aurélien Meunier/Getty)

"Nous respectons la présomption d’innocence. Mais compte tenu des graves accusations qui sont portées, et pour la sérénité de l’action publique, nous pensons qu’il n’a pas d’autre choix que de démissionner."

Pour Laurence Saillet, porte-parole des Républicains (LR), ça ne fait aucun doute : Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics et ancien membre de sa famille politique, doit quitter ses fonctions. Depuis la révélation, samedi 27 janvier par Le Monde, de la réouverture d’une enquête pour viol à l’encontre du ministre, les réactions s’accumulent.

Si les membres du gouvernement semblent solidaires – dès l’annonce de la réouverture de l’enquête, Matignon a fait savoir à l’AFP que Gérald Darmanin conservait "toute la confiance" d’Édouard Philippe – du côté des Républicains, on appelle à la démission du ministre.

Invitée de RFI lundi matin, une autre porte-parole des Républicains, Lydia Guirous a déclaré : "Sur un plan politique, on voit bien que le monde vertueux, irréprochable d’Emmanuel Macron se casse la figure", en référence aux ex-ministres Richard Ferrand, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, qui avaient dû quitter le gouvernement après avoir été mis en cause dans des affaires judiciaires.

Une pétition pour sa démission

Plusieurs militantes féministes ont également fait part de leur incompréhension, via une pétition mise en ligne dimanche 28 décembre : "Être visé par une enquête préliminaire pour un crime sexuel serait donc moins grave ?", s’interrogent-elles. Pour rappel François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard avaient été immédiatement poussés vers la sortie lorsqu’ils avaient été soupçonnés d’emplois fictifs (il en fut de même pour Richard Ferrand, après des accusations de favoritisme).

Selon Le Figaro, les faits dénoncés remonteraient à 2009 et ont déjà fait l’objet d’une première plainte classée sans suite en juin dernier. Sophie Spatz, une ancienne call-girl qui souhaitait alors nettoyer son casier judiciaire, aurait contacté plusieurs élus pour recevoir leur aide. Gérald Darmanin, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP, aurait accepté."Il va falloir m’aider vous aussi", lui aurait-il alors répondu avant de la contraindre à dîner et à avoir des relations sexuelles avec lui.

Son mari aurait finalement porté l’affaire devant la justice après la nomination de Gérald Darmanin à Bercy. Mais Sophie Spatz refusant de se présenter à plusieurs convocations, l’affaire a été classée pour "absence totale d’infraction", précise Le Parisien. Gérald Darmanin avait eu l’occasion de l’évoquer au micro de France Info, le 15 janvier dernier.

Conseillée par une nouvelle avocate, Sophie Spatz a depuis décidé de déposer plainte pour viol, ce qui a déclenché la réouverture automatique de l’enquête préliminaire. De son côté, Gérald Darmanin a porté plainte pour dénonciation calomnieuse.

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