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L'association Anticor porte plainte pour relancer l'enquête sur Richard Ferrand

Un mois après le classement de l'affaire par le parquet de Brest, l'association de lutte contre la corruption a déposé plainte à paris dans le but de faire ouvrir une nouvelle enquête sur le scandale immobilier qui a poussé Richard Ferrand à démissionner de son poste de ministre de la Cohésion sociale en juin dernier.

Richard Ferrand à l'Assemblée Nationale le 19 juillet 2017. (© Aurélien Meunier/Getty Images)

L'affaire avait été lancée le 24 mai dernier, après la publication d'un article du Canard enchaîné : dans son article, le palmipède mettait en cause le député du Finistère Richard Ferrand, alors ministre de la Cohésion sociale dans le premier gouvernement d'Édouard Philippe.

Figure de proue du mouvement d'Emmanuel Macron, tout juste élu président, Richard Ferrand était accusé d’avoir favorisé l’entreprise de sa femme lorsqu’il était directeur des Mutuelles de Bretagne – dans le cadre d’un appel d’offres concernant la location de locaux commerciaux –, et d'avoir ainsi permis à sa compagne de s’enrichir. Un montage immobilier parfaitement légal, selon le principal intéressé.

Une semaine après la révélation de l'affaire cependant, le procureur de la République de Brest saisissait la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes afin de lancer une enquête préliminaire pour "recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d'atteintes aux biens [...]".

Anticor maintient la pression

Le 19 juin, un mois seulement après avoir été nommé ministre, Richard Ferrand avait choisi de quitter le gouvernement. Il a ensuite pris la tête du groupe parlementaire La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale. En octobre dernier, après quelques mois d'enquête, l'affaire visant Richard Ferrand était classée sans suite par le parquet de Brest.

Ce jeudi 9 novembre, l'association Anticor a donc décidé de porter plainte contre Richard Ferrand afin de relancer cette enquête. La plainte déposée par l'association auprès du pôle financier de Paris porte notamment sur des faits présumés de "prise illégale d’intérêts".

"Nous ne sommes pas complètement d'accord avec l'analyse du procureur, qui évoque notamment une prescription, explique sur France Info le président de l'association Jean-Christophe Picard. Nous considérons qu'il y a délit de prise illégale d'intérêt parce que la mutuelle exerce une mission de service public et que la prescription n'est pas acquise."

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