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Aulnay-sous-Bois : Marine Le Pen ne condamne pas les violences policières contre Théo

La présidente du Front national a réagi aux graves violences policières subies par Théo, un jeune habitant d'Aulnay-sous-Bois.

(Capture d'écran LCI)

(Capture d'écran LCI)

Quatre policiers. L'un a été mis en examen pour "viol", les trois autres pour "violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique". Voilà, pour le moment, la parole de la justice concernant les violences policières qui ont été commises contre Théo, un jeune habitant d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) le week-end dernier.

Depuis l'annonce de l'information, certains politiques ont réagi, à l'instar du maire de la ville, Bruno Beschizza (LR), qui a ainsi affirmé son soutien à la famille dans un post Facebook, publié dès le 4 février :

"Les faits de violence rapportés par la presse de ce jour concernant un contrôle de la police nationale ayant eu lieu dans la nuit de ce jeudi à vendredi sont très graves. Je tiens à apporter tout mon soutien à ce jeune homme, qui est encore au moment où je vous parle à l’hôpital, ainsi qu’à sa famille. Ils peuvent compter sur le soutien indéfectible de la municipalité dans cette épreuve."

Pour Marine Le Pen, circulez, y a rien à voir. Interrogée ce matin sur LCI, la candidate à l'élection présidentielle a ainsi réagi :

"Il y a une information en cours. Je crois que la justice est saisie. Mon principe, c’est d’abord je soutiens les forces de police. Voilà. Et de gendarmerie. Sauf démonstration par la justice qu’ils ont commis un délit ou un crime".

Et les images de la vidéo, interroge alors une journaliste ?

"On ne sait pas dans quel contexte cette arrestation a eu lieu, donc je pense que se baser comme ça sur des images, c’est assez périlleux. […] C'est extrêmement compliqué pour eux [les policiers, ndlr], sur le plan matériel, sur le plan moral. Je pense qu’il ne faut pas clouer [les policiers] au pilori".


Marine Le Pen refuse de condamner les violences... par libezap

Et la présidente du Front national de conclure :

"Mais est-ce que ça justifie que les émeutes qui ont eu lieu depuis ? Est-ce que cela justifie qu'un certain nombre [de personnes] se permettent de casser, de brûler, alors même que la justice a été saisie ? La réponse est non."

Mélenchon, Hamon et Hollande

Du côté des autres candidats en lice pour l'élection présidentielle, deux hommes politiques ont tenu à réagir. D'un côté, Jean-Luc Mélenchon, qui a fait part de son "soutien" à Théo et sa famille.

Quant à Benoît Hamon, il n'a pas hésité à qualifier l'affaire de "très grave" : "Les violences sont inacceptables de la part de policiers."

François Hollande s'est quant à lui rendu au chevet de Théo, au centre hospitalier Robert-Ballanger :

Du côté de François Fillon et Emmanuel Macron, aucune réaction dans les médias ni sur leurs réseaux sociaux respectifs.

Journaliste culture depuis 1956. Musique, cinéma et un peu de photographie.