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Baisse des APL : Philippe assure qu’il n’y aura "aucun impact" pour les locataires de logements sociaux

Ce mercredi 13 septembre, le Premier ministre Édouard Philippe était l’invité de Caroline Roux dans Télé Matin, sur France 2. À cette occasion, il est revenu sur la baisse de l’aide personnalisée au logement (APL).

Après l’annonce polémique, en juillet dernier, d’une baisse de l’APL de cinq euros par mois et la marche arrière d’Emmanuel Macron quelques jours plus tard, qualifiant cette dernière, selon Le Canard enchaîné, de "connerie sans nom", le sujet est revenu sur la table mardi 12 septembre. En effet, après un article paru dans L’Opinion, expliquant que pour parvenir à une baisse de "5 % des dépenses en matière de logement", le gouvernement plancherait notamment sur la possibilité d’une baisse du montant des APL pouvant aller "jusqu’à 50 euros" mensuels pour les locataires de logements sociaux, l’inquiétude était de mise.

Mercredi 13 septembre, Édouard Philippe était invité dans l’émission Télé Matin, sur France 2. Il y a annoncé l’objectif du gouvernement, à savoir "faire en sorte de baisser les loyers et de les baisser notamment dans le logement social", poursuivant :

"La réforme sur laquelle nous travaillons, l’objectif que nous nous fixons […], c’est de faire en sorte que pour ceux qui touchent des APL dans le logement social, il y ait une baisse de loyer exactement identique à la baisse des APL. Autrement dit, pour les bénéficiaires des APL dans le logement social, il n’y aura aucun effet.

Entendez-moi bien, aucun impact. Aucun impact pour ceux qui touchent des APL dans le logement social. Et pour ceux qui ne sont pas dans le logement social et qui bénéficient des APL, aucune espèce d’impact puisqu’ils ne sont pas concernés par cet élément."

Pour le gouvernement, "le problème de fond, ce sont les loyers"

Même son de cloche du côté de Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, qui était pour sa part l’invité de la matinale de RTL le même jour. Il a également assuré à son interlocutrice, Élizabeth Martichoux, que même si "le plan logement réformera effectivement les APL", "les locataires qui, aujourd’hui, bénéficient de ces APL ne perdront pas un euro" :

"Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la réforme des APL que nous allons faire, c’est une réforme qui ne doit pas coûter au locataire. Le problème des APL, c’est pas les APL en tant que telles. [C’est le fait que l']on dépense 18 milliards, c’est énorme. Évidemment, il faut diminuer ce coût."

Selon Julien Denormandie, "le problème [qu’il faut traiter à la racine]" réside en une hausse trop importante et trop régulière du montant des loyers en France. Ce dernier a donc assuré que pour compenser la baisse de l’aide personnalisée au logement, il fallait réguler et encadrer la hausse du montant des loyers :

"Le problème de fond, ce sont les loyers. Aujourd’hui, pourquoi les APL sont aussi élevées ? Parce que les loyers n’ont cessé d’augmenter depuis des décennies. Et donc, on va prendre le problème à la racine : on va arrêter cette augmentation incessante du montant des loyers en France."

À lire -> Le grand n’importe quoi des réseaux sociaux, spéciale baisse des APL