#Balancetonporc : les témoignages de harcèlement sexuel continuent d’affluer sur Twitter

Depuis vendredi 13 octobre, les témoignages d’internautes victimes de harcèlement ou d’agressions sexuels se multiplient, regroupés sous la mention #balancetonporc.

Les suites de l’affaire Weinstein sont monstrueuses, gigantesques. Dans la foulée de cette affaire de harcèlement sexuel retentissante dans les coulisses d’Hollywood, les femmes du monde entier témoignent sur Twitter. Au Canada avec le hashtag #MyHarveyWeinstein, aux États-Unis sous la mention #MeToo, en Italie avec le hastag #quellavoltache. Depuis vendredi 13 octobre en France les victimes écrivent #balancetonporc en marge de leurs témoignages.

Imaginé par la journaliste Sandra Muller, ce hashtag volontairement provocateur a généré des milliers et des milliers de déclarations sur le réseau social, et alimenté de nombreux débat. "#balancetonporc !! toi aussi raconte en donnant le nom et les détails d’un harcèlement sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends." Invités à partager leurs expériences, de nombreux internautes se sont emparés de la mention pour raconter plutôt que dénoncer. 48 heures plus tard les témoignages continuent d’affluer.

"Une grosse faille dans le système judiciaire"

Parmi les témoignages on trouve une grande majorité de femmes, même si évidemment les hommes aussi peuvent être concernés. Certains ont d’ailleurs pris la parole pour exprimer leur soutien ou raconter des cas de harcèlement dont ils ont été témoins ou victimes. Pour d’autres le retentissement de ce hashtag révèle une faille du système judiciaire.

Le théâtre du harcèlement sexuel c’est bien souvent le lieu de travail et tous les secteurs sont touchés : du monde des médias jusqu’à la sphère politique. Ainsi la députée La République en marche Aurore Bergé n’a pas hésité à témoigner sur son compte Twitter, tout comme Aude Rossigneux, rédactrice en chef de Le Média, qui rapporte avoir été harcelée par un ancien ministre, ou Giulia Foïs journaliste à Radio France.

Interrogée par CNEWS Matin lundi, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a salué cette initiative tout en rappelant que "Twitter n’est pas un tribunal, ça ne remplace pas un dépôt de plainte".

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