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Le Bangladesh envisage des stérilisations volontaires dans les camps de réfugiés rohingyas

Des centaines de milliers de Rohingyas, persécutés en Birmanie, se sont réfugiés au Bangladesh. Confronté à une explosion démographique, le pays envisage de mettre en place un plan de stérilisation sur la base du volontariat.

Depuis le mois d’août dernier, plus de 600 000 Rohingyas ont fui la Birmanie pour échapper à la mort et aux persécutions. Ils ont rejoint les 300 000 réfugiés déjà présents au Bangladesh. (© K M Asad/LightRocket via Getty Images)

D’après le Washington Post, depuis le 25 août dernier, le Bangladesh a accueilli 600 000 réfugiés rohingyas. Alors que les Rohingyas sont victimes de violences et persécutions en Birmanie depuis trente ans, le Bangladesh accueillait déjà 300 000 réfugiés et le cap du million sera probablement atteint dans les semaines qui arrivent. Pour faire face à cette vague de migration massive, le Bangladesh étudie la possibilité de procéder à des stérilisations volontaires.

D’après Paris Match, 20 000 femmes rohingyas seraient actuellement enceintes et les campagnes de sensibilisation et de distribution de contraceptifs ne semblent pas porter leurs fruits, les camps de réfugiés étant de plus en plus surpeuplés.

Pour tenter d’endiguer cette explosion démographique, le Planning familial national a donc proposé au gouvernement de procéder à des vasectomies et des ligatures des trompes sur les personnes volontaires. Avant que cette mesure n’entre en application, un comité sanitaire devra donner son accord.

Pour rappel, la communauté des Rohingyas est persécutée par l’État birman depuis des décennies. Groupe ethnique de confession musulmane, les Rohingyas vivent principalement dans le nord de l’État d’Arakan, dans l’ouest de la Birmanie. Ils sont marginalisés, rejetés, ne disposent ni de la nationalité birmane, ni du droit de se déplacer librement à travers le pays, ne peuvent aller à l’école ou travailler. Ils n’ont donc évidemment pas eu la possibilité de recevoir une éducation sexuelle.

Après une médiatisation furtive de la situation dramatique que vivent les Rohingyas et une brève agitation due à l’intervention très attendue d’Aung San Suu Kyi, le Bangladesh et les Rohingyas semblent bien seuls face à ce problème majeur, qualifié par l’Onu d'"épuration ethnique".

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