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Source © Philippe Grangeaud / Flickr

Benoît Hamon affine son programme

Le candidat socialiste à la présidentielle a dévoilé jeudi 16 mars les nouveaux grands axes de son projet présidentiel.

Source © Philippe Grangeaud / Flickr

© Philippe Grangeaud/Flickr/CC

Dans une interview exclusive accordée au quotidien Le Parisien jeudi 16 mars, Benoît Hamon a présenté son programme officiel pour la présidentielle. Pas de grand changements en vue par rapport au projet que le candidat avait proposé dans le cadre de la primaire de la Belle Alliance populaire, mais quelques ajustements sont à noter. Les voici :

"Made in France", PME et TPE

Benoît Hamon explique vouloir réserver 50 % du marché public aux petites et moyennes entreprises (PME) et très petites entreprises (TPE) françaises. "C'est l'une des propositions les plus importantes de mon programme économique. Cette mesure fait véritablement de la commande publique un levier à partir duquel nous pourrons stimuler le tissu économique local", déclare le candidat du Parti socialiste.

Le député des Yvelines compte également mener une véritable guerre contre les délocalisations. Il annonce en effet que les entreprises qui délocalisent devront renoncer à leurs aides publiques.

Famille

Comme le proposaient Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, Benoît Hamon veut élargir le droit aux allocations familiales dès le premier enfant.

Ce qui reste inchangé

  • Emploi, économie et fiscalité

– Mesure phare du candidat, le revenu universel reste présent dans son programme. Il sera versé dans un premier temps à tous les Français qui gagnent entre 0 et 2 812 euros bruts par mois (soit mois de 1,9 fois le smic). Pour participer au financement de ce revenu universel, Benoît Hamon veut taxer les banques : "Il n'y aura aucun impôt pour le financer. Je ferai appel à des financements innovants comme une taxe sur les superprofits des banques. Je souhaite que les banques que nous avons collectivement aidées à survivre à la crise participent à la sortie de crise."

– Accompagner la création de 500 000 emplois dans l’économie sociale et solidaire.

– Hausse du smic et des minima sociaux.

– Suppression de la loi Travail, remplacée par une nouvelle loi qui renforcera notamment le compte pénibilité.

– Création d’un "statut de l’actif" pour ceux qui ne bénéficient pas de la protection du Code du travail ou du régime général de la Sécurité sociale.

– Taxe sur les robots destinée à alimenter un fonds de transition travail.

– Contribution sur les superprofits des banques à hauteur de 5 milliards d'euros.

– Création d’un fonds pour l’égalité réelle outre-mer de 2,5 milliards d’euros sur cinq ans.

  • Institutions 

–  VIe République.

– Reconnaissance du vote blanc.

– Création d'un "49.3 citoyen", qui permettrait aux Français d'obliger le Parlement à soumettre à un référendum un texte déjà voté, voire de suspendre la promulgation d'une loi, dès lors qu'au moins un 1 % du corps électoral (environ 450 000 électeurs) aura signé une pétition allant dans ce sens.

– Droit de vote des étrangers aux élections locales.

– Loi contre la concentration des médias.

  • Éducation

– Recrutement de 40 000 enseignants en cinq ans.

– Refonte de la carte scolaire pour améliorer la mixité sociale.

– Investissement de 1 milliard d’euros supplémentaires par an dans l’enseignement supérieur et la recherche.

  • Santé

– Reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle.

– Création de 1 500 maisons de santé pour lutter contre les déserts médicaux.

– Légalisation de l’usage du cannabis pour les majeurs.

  • Police et justice

– Expérimentation d'un récépissé de contrôle d'identité.

– 5000 postes supplémentaires dans la police et la gendarmerie.

– Prime pour les forces de sécurité travaillant en zone de sécurité prioritaire.

  • Logement 

– Construction de 150 000 logements sociaux par an.

– Renforcement de l’encadrement des loyers dans les métropoles, création d’une garantie universelle des loyers.

– Plan "zéro bidonville".

  • Société 

– Création d'un corps de contrôle antidiscrimination.

– Création d'un droit à mourir dans la dignité.

– Ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes.

– Création de 4 500 places d’hébergement spécialisé pour les femmes victimes de violences.

– Création d'un service public de garde d'enfants avec 250 000 nouvelles places d’accueil et des horaires adaptés, notamment pour les mères isolées.

– Augmentation de 10 % de l’allocation aux adultes handicapés.

– Augmentation de 10 % du minimum vieillesse.

– Création d'un visa humanitaire temporaire pour les réfugiés, qui serait "une voie d’accès légale et sécurisée au territoire français, pour un accueil et une protection temporaire" des réfugiés.

  • International 

– Reconnaissance d'un État palestinien. Pour Benoît Hamon : "La coexistence de deux États est la seule solution qui permettra d’assurer la sécurité et l’intégration de l’État d’Israël dans la région et de réouvrir le processus de paix."

– Demande d’une révision de la directive "travailleurs détachés".

  • Écologie

– Interdire les perturbateurs endocriniens.

– Au moins 50 % de repas bio ou issus de circuits courts servis dans la restauration collective.

– Sortie du diesel à l’horizon 2025.

– Constitutionnalisation des biens communs (eau, air…)

À voir -> Le Fast and Serious de Benoît Hamon