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Le boss du FBI dément en bloc l'idée qu'Obama ait placé Trump sur écoute

Auditionné par une commission parlementaire, James Comey a enchaîné les déclarations chocs sur Trump et la Russie.

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James Comey, directeur du FBI. (© Paul Morigi/Brookings Institution/Flickr/CC)

À l'occasion d'une enquête menée par le Congrès au sujet de l'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine, le directeur du FBI James Comey a adressé un sérieux tacle à Donald Trump en démontant l'un de ses pires faits d'armes sur Twitter.

Le 4 mars, le président des États-Unis accusait son prédécesseur Barack Obama d'avoir placé sur écoute sa ligne téléphonique personnelle, afin de l'espionner pendant la campagne. Une accusation gravissime et historiquement chargée quand on sait que depuis le scandale du Watergate le président des États-Unis a l'interdiction formelle de commanditer directement des écoutes sur un citoyen américain.

"Épouvantable ! Je viens d'apprendre qu'Obama avait placé des mouchards sur mon téléphone de la Trump Tower. Rien n'a été retrouvé. C'est du McCarthyisme !"

Sans grande surprise, ce tweet a eu l'effet d'une bombe et a mis la classe politique et les médias américains sens dessus dessous. Un imbroglio auquel James Comey vient de mettre fin de la plus belle des manières, en déclarant tout simplement : "Nous n'avons aucune information qui soutient ces tweets".

Sentant le vent tourner, Trump avait déjà admis le 15 mars avoir inventé de toutes pièces cette accusation. "Si je tweete deux ou trois ou quatre ou cinq fois par jour, et si la plupart de mes tweets sont bons — et je veux vraiment qu'ils soient bons — mais si je ne fais qu'une seule erreur dans le mois... Je pense que ce ne sera pas vraiment une erreur", s'est-il défendu dans une interview à Fox News au sujet de son tweet. En clair : "Je me suis planté sur ce tweet."

"Liens étranges" entre l'équipe de Trump et la Russie

C'est loin d'être le seul coup pris par Trump au cours de cette audition parlementaire dont les thèmes abordés dépassent assez largement la simple ingérence russe. Dès le début, James Comey a affirmé qu'aucune fraude électorale d'ampleur n'avait été constatée dans le cadre de l'élection présidentielle. Une annonce qui vient contredire en bloc ce que Trump défend à cor et à cri depuis des mois, persuadé qu'entre 3 et 5 millions de sans-papiers ont voté pour Hillary Clinton.

Au sujet de la Russie, le boss du FBI a confirmé l'ouverture d'une vaste enquête pour déterminer dans quelle mesure les services secrets russes ont tenté de peser sur le résultats de la campagne, et à quel point les proches de Donald Trump sont impliqués. "Oui, il y a enquête sur les liens entre la Russie et les membres de la campagne Trump, mais je ne peux pas rentrer dans les détails", a-t-il ainsi déclaré, tout en évoquant l'existence avérée de "liens étranges".

Une dizaine de questions ont porté plus précisément sur le cas de Michael Flynn, ce proche conseiller de Donald Trump qui fut forcé de démissionner pour avoir contacté à de multiples reprises l'ambassadeur russe à Washington. Une affaire "bien plus claire que les autres", de l'avis du directeur de la NSA Michael Rogers.

Le fait que des contacts aient existé n'est donc plus à prouver, seule reste à déterminer leur nature exacte et dans quelle mesure Donald Trump est sous influence russe.