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Brésil : malgré sa condamnation à 12 ans de prison, Lula est candidat à la présidentielle

La condamnation à une peine de prison de l’ancien président brésilien a été confirmée en appel mercredi 24 janvier pour "corruption". Malgré cela, il reste candidat pour prendre le pouvoir en 2018.

Lula lors d’une visite officielle à Madrid, en 2015. (© Juan Naharro Gimenez/Getty Images)

Mercredi 24 janvier, l’ancien président Lula, qui fut à la tête du Brésil de 2003 à 2010, a annoncé son intention d’être candidat à l’élection présidentielle de 2018, et ce malgré sa condamnation en appel pour "corruption passive" et "blanchiment d’argent" le même jour.

En effet, la condamnation du leader de la gauche brésilienne a été confirmée à l’unanimité par les membres du tribunal de deuxième instance de Porto Alegre : sa peine a été alourdie, passant de neuf ans et six mois à 12 ans et un mois de prison ferme. Il dispose encore de plusieurs recours en justice possibles.

Lula a été jugé coupable d’avoir accepté plus d’un million d’euros de la part de l’entreprise OAS, après être intervenu dans l’attribution de contrats publics de l’entreprise d’État pétrolière Petrobras. Il aurait reçu un triplex en bord de mer, en échange de l’attribution de ces marchés publics, alors qu’il était au pouvoir. D’autres procédures de justice sont en cours à son encontre.

"Je reste dans le jeu"

Lors de sa première condamnation, il avait prévenu qu’il ne comptait pas renoncer à se présenter à la prochaine élection présidentielle, en déclarant : "Si quelqu’un veut me sortir du jeu avec cette sentence, il doit savoir que je reste dans le jeu." Lula, qui a toujours clamé son innocence, a réitéré sa volonté de se présenter à la présidence brésilienne en déclarant, devant une foule en liesse :

"Cette provocation m’a donné la démangeaison. Maintenant, je veux être candidat à la présidence de la République."

Après le verdict du tribunal, Claudir Nespolo, un responsable d’un syndicat proche du parti de Lula, a comparé l’affaire Petrobras à l’affaire Dreyfus, déclarant au passage :

"On ne condamne pas seulement Lula mais l’espoir du peuple brésilien."

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