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Calan, Wauquiez et Portelli : qui sont les trois candidats à la présidence LR ?

Le scrutin qui permettra de désigner le nouveau chef du parti Les Républicains (LR) se déroulera les 11 et 17 décembre prochains. Ils sont encore trois en course : Laurent Wauquiez, Florence Portelli et Maël de Calan.

Maël de Calan, Laurent Wauquiez et Florence Portelli. (© Facebook de Maël de Calan/Dominique Charriau/WireImage via Getty Images/Clément Coulon via Wikimédia Commons/CC)

On connaît désormais les trois candidats officiels à la présidence du parti Les Républicains (LR), après l’éviction jeudi 26 octobre du candidat Daniel Fasquelle, en raison d’un "nombre de parrainages d’adhérents" trop bas. La présidente de la Haute autorité du parti Les Républicains a annoncé avoir validé trois candidatures : celles de Laurent Wauquiez, de Florence Portelli et de Maël de Calan.

Laurent Wauquiez, le favori très à droite

Il s’agit du plus médiatisé des trois car Laurent Wauquiez est dans le paysage politique français depuis longtemps. En effet, ses mandats politiques sont nombreux. Deux fois ministre durant le mandat de Nicolas Sarkozy, maire, président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, secrétaire d’État et député : le quadragénaire a déjà roulé sa bosse, et pourtant, il est le seul à refuser un débat télévisé avec ses adversaires.

Normale Sup', Sciences Po Paris et major de promo à l’ENA : Laurent Wauquiez a fait des études brillantes, mais il les assume peu car elles sont une ombre au discours anti-élite qu’il aime mettre en avant pour paraître proche du peuple, notamment lorsqu’il revendique écouter Goldman ou Dalida.

Pour se faire remarquer, c’est une parka rouge que Laurent Wauquiez a choisie, espérant attirer l’œil et marquer les esprits. Pourtant, idéologiquement, il est clairement à la droite du parti et cherche à récupérer des voix à la droite de la droite.

Proche Sens commun, Laurent Wauquiez est allé jusqu’à dire que cette organisation issue de la Manif pour tous "[était] aussi une composante de [sa] famille politique". L’ancien ministre de droite Xavier Bertrand disait de lui en juin dernier qu’il était carrément le candidat du mouvement ultraréactionnaire :

"Il court après l’extrême droite. Il est le candidat de Sens commun."

Florence Portelli, la discrète fillonniste

La maire de Taverny (Val-d’Oise), Florence Portelli, fut porte-parole du candidat défait à l’élection présidentielle, François Fillon, lors des primaires de la droite mais aussi du scrutin présidentiel. Elle sait qu’elle a peu de chances de gagner face au mastodonte Laurent Wauquiez mais la jeune femme refuse d’être "une candidature de témoignage".

Entrée au Rassemblement pour la République (RPR) dès l’âge de 18 ans, cette fille de sénateur a fait des études de droit et de criminologie mais semble avoir la politique chevillée au corps. À bientôt quarante ans, les objectifs affichés par Florence Portelli sont clairs : "mieux s’adresser aux classes moyennes et populaires et aux jeunes", "moderniser le parti", "rendre le pouvoir aux militants" et "lutter contre les fractures territoriales et sociales". Ses idées politiques sont très proches de celles de François Fillon, dont elle reprend beaucoup de propositions dans son programme.

Qualifiée par le socialiste Benoît Hamon de "femme intéressante, plutôt carrée, claire et transparente", Florence Portelli souhaite une "écologie de droite" et dit vouloir montrer que "les femmes ont leur place partout". Elle souhaite aussi organiser les primaires des différents partis politiques le même jour afin d’empêcher les gens de gauche de voter aux primaires de la droite et vice-versa.

Maël de Calan, le challenger juppéiste

Le benjamin de cette compétition politique est âgé de 36 ans. Il se différencie de ses deux opposants en expliquant qu’il est le seul à proposer une "droite ouverte et crédible". Ex-porte parole d’Alain Juppé, fils et petit-fils d’hommes politiques aux mandats locaux ou régionaux, ce Breton dirige le développement d’une entreprise de biotechnologie.

Après avoir étudié à Sciences Po Paris, il enchaîne avec HEC puis s’engage aux côtés de Nicolas Sarkozy. RPR puis UMP avant d’être Républicain, Maël de Calan revendique avant tout une "filiation juppéiste". S’il dispose uniquement d’une expérience de conseiller départemental, cela ne l’empêche pourtant pas d’être soutenu par des ténors de la droite, à l’instar de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

À l’inverse de Florence Portelli, celui qui se définit comme un "chrétien engagé en politique" ne souhaite pas l’exclusion des "constructifs". En revanche, il refuse tout ce qui pourrait ressembler à une alliance avec le Front national (FN), qu’il combat fermement.

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