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Source © France Info / Capture d'écran

Coûte que coûte, Christiane Taubira défend publiquement Benoît Hamon

Interviewée le 20 mars sur France Info, l'ancienne garde des Sceaux est montée au créneau contre les détracteurs du candidat PS à l'élection présidentielle.

Source © France Info / Capture d'écran

(© France Info, via Twitter)

Christiane Taubira is back ! Lundi 20 mars sur France Info, l'ancienne députée de la Guyane a montré qu'elle n'avait rien perdu de sa verve, surtout quand il s'agissait de défendre Benoît Hamon, candidat qu'elle soutient dans le cadre de la présidentielle. Invitée de la matinale de France Info, l'ancienne garde des Sceaux le dit d'emblée : "J'ai un tempérament vif, y compris le matin", ce qu'elle montrera d'ailleurs pendant toute l'interview.

Celle qui est aujourd'hui l'une des seules grandes personnalités du camp PS à publiquement soutenir Benoît Hamon semble en effet particulièrement énervée que ce dernier soit victime, depuis sa victoire à la primaire de la gauche, de défections en série et de coups de couteau dans le dos. Et dans la liste des "lâcheurs" dans le viseur de Christiane Taubira, on trouve en premier lieu l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

Le 19 mars en effet, alors que Benoît Hamon s'apprêtait à monter sur la scène de Bercy à l'occasion d'un grand meeting, Manuel Valls publiait le matin même dans le Journal Du Dimanche une tribune intitulée "À ceux qui parlent de trahison". Dans celle-ci, l'ancien Premier ministre se défendait de ne pas soutenir Benoît Hamon en déclarant notamment ceci : "Quelle est donc cette trahison qui consiste à rester fidèle à ses idées et cohérent avec ses engagements ?" Il n'en fallait pas moins pour que Christiane Taubira critique avec véhémence ce manque de solidarité. Le moment choisi par Manuel Valls pour publier cette tribune a également marqué l'ancienne garde des Sceaux. "Ça ressemble à de la déloyauté", déplore-t-elle.

Autre détracteur cité par Christiane Taubira : Emmanuel Macron, qui ne se situe pas clairement sur l'échiquier politique. "Monsieur Macron dit qu'il n'est ni de droite ni de gauche... La moindre des choses c'est de se nommer soi-même ! C'est la règle de base de toute sociologie depuis des dizaines d'années. [...] Le premier pouvoir de l'individu c'est de se nommer lui-même !", s'est exclamée Christiane Taubira.

Mais le tacle le plus sévère de l'ancienne ministre est réservé au Front national : "Je maintiens que ce sont des ennemis de la démocratie et de la République", a-t-elle affirmé, regrettant au passage qu'autant de questions soient consacrées au FN pendant cette interview.

L'intervention de Christiane Taubira est à retrouver dans son intégralité ici.

À lire -> Pourquoi organiser une primaire de la gauche, si c'est pour ne pas respecter le choix des électeurs ?