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Au-delà du malaise : le rap-fiction de Christophe Barbier sur Emmanuel Macron

Manifestement désœuvré, l’éditorialiste a entaché la dernière édition de L’Express d’une chronique tout à fait hallucinante.

© L’Express/Dailymotion

Ah, la semaine du 15 août, cimetière des journalistes politiques ! La vie publique est aussi calme que la mer niçoise et les actus se font rares comme un tabac ouvert à Paris. Alors, avant le tumulte de la rentrée de septembre, dans les rédactions, il faut meubler. Et pour meubler, quoi de mieux que la plume d’un éditorialiste chevronné, habitué des digressions interminables ?

Dans une chronique publiée dans L’Express ce mercredi 16 août, Christophe Barbier s’est mis dans la tête d’imaginer une politique-fiction des plus gênantes. Tout à son affaire, il imagine la dircom de l’Élysée Sibeth Ndiaye en train de lâcher un gros rap à Emmanuel Macron pour tenter de lui remonter le moral après la chute vertigineuse de sa cote de popularité.

Et ça commence mal. Mais alors, super mal : "Mister Prés, t’es en chute libre auprès des jeunes, ça sent le ground zero pour la rentrée. Pourtant, t’as un bon flow, t’as la bonne attitude, t’es pas dans le bad, t’es un killer" sont les tristes mots que Barbier prête à Sibeth Ndiaye en introduction de "son" rap antidépresseur.

Han han, wesh wesh, si si

Comme on prend notre métier à cœur, on a continué à s’abîmer les yeux pour vous sélectionner le worst of (c’est comme un best of, mais à l’envers) de cette insupportable production estivale. Voyez plutôt :

"Yo ! Yo !
Je suis le Kid, je suis le boss
Je suis le Prez, pour vous je bosse
Mon blaze, c’est Jupiter, mais please, call me Jup
Dans les quartiers, la zone les ghettos et la ZUP
J’commande aux keufs, j’ordonne aux stups.

À Mossoul comme à Bamako
J’suis le héros anti-terro
Je suis le king sur la drop zone
Je nique les clones, je ken les drones
Au Blanc-Mesnil ou à Pantin
Chez les bouffons, chez les pantins
Dans le 9-3, je suis le 1
Ma poudre c’est perlimpinpin."

Le tout déclamé avec l’aide du "conseiller spécial du président qui ferme les yeux, tapote en rythme sur la grande table du salon vert et fait du beatbox avec la bouche". Normal.

On imagine que vous n’irez pas courir chez votre marchand de journaux le plus proche (et de toute façon, il y a de fortes chances qu’il soit fermé) pour aller vous procurer un exemplaire de L’Express et constater par vous-même cette ignominie. Mais rassurez-vous : nous vivons une époque formidable et, grâce à Internet, vous pouvez la retrouver en intégralité ci-après. Ne nous remerciez pas.