En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

Christophe Castaner, en marche pour prendre la tête du parti d’Emmanuel Macron

Mercredi 25 octobre, le ministre en charge des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a confirmé être candidat à la présidence de La République en marche.

Le 18 novembre prochain, le parti fondé par Emmanuel Macron en avril 2016, La République en marche, va devoir se choisir un nouveau chef. Parmi les pressentis pour le poste : Benjamin Griveaux, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, finalement écarté au profit de Christophe Castaner, ministre des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement. Le principal intéressé a confirmé au micro de RTL mercredi 25 octobre le bruit qui courrait déjà depuis plusieurs jours.

"Êtes-vous candidat à la tête du parti majoritaire La République en marche ? Oui", répond sans détour Christophe Castaner.

Ce choix aurait été fait collectivement avec les historiques de LREM et plusieurs membres du gouvernement : Gérard Collomb, Édouard Philippe, Benjamin Griveaux et Emmanuel Macron, évidemment."J’ai échangé bien sûr avec Emmanuel Macron, avec Édouard Philippe mais aussi avec un collectif, avec celles et ceux qui ont accompagné Emmanuel Macron depuis le début", raconte le ministre en charge des Relations avec le Parlement.

Une version répétée parallèlement par Benjamin Griveaux au micro d’Europe 1 : "Les marcheurs de la première heure, on a discuté pour savoir qui ferait un bon chef d’équipe dans cette période importante et notre choix s’est arrêté collectivement sur Christophe Castaner pour plusieurs raisons." Âgé de 51 ans, l’ancien maire de Forcalquier a en effet toutes les qualités pour occuper ce poste et créer une dynamique : jeunesse, expérience, notoriété, et un passé d’élu local.

Remaniement en vue ?

Si beaucoup de commentateurs le voient déjà chef du parti, les candidatures restent ouvertes jusqu’au 2 novembre. Il sera toutefois difficile de faire le poids face au truculent porte-parole qui jouit déjà d’une belle notoriété.

S’il est élu, qu’adviendra-t-il de ses anciennes fonctions ? Son nouveau poste de délégué général du parti viendrait parasiter ses fonctions de ministre en charge des Relations avec le Parlement. Ce dernier a répondu très clairement sur ce point : "Je pense que le porte-parole du gouvernement ne peut pas être le représentant d’un des mouvements politiques qui est dans la majorité."

Un remaniement ministériel serait-il donc en vue ? Ce serait le deuxième depuis la prise de fonctions du président de la République.

Comme l’a rappelé Christophe Castaner au micro de RTL, le poste de délégué général du parti est bénévole. En cas d’élection il devra donc garder une autre activité. Va-t-il redevenir député des Alpes-de-Haute-Provence ? Gardera-t-il un poste au gouvernement ? Prendra-t-il la tête d’un autre ministère ? Il ne serait pas le premier homme politique à cumuler les fonctions de ministre et de chef de parti.

En son temps Jacques Chirac a été simultanément premier ministre et président de l’UDR (Union des démocrates pour la Cinquième République). Plus récemment, c’est François Bayrou qui a occupé les fonctions de garde des Sceaux et président du Modem.

Reste à savoir quand le ministre devra quitter ses fonctions actuelles : avant ou après le 18 novembre, jour de l’élection ? La question reste ouverte.

À lire -> Vidéo : l’interview Speech avec Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement