En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

Après avoir battu un LGBT-phobe, Danica Roem devient la première élue locale transgenre des États-Unis

À 33 ans, Danica Roem est devenue ce mardi 7 novembre la première élue locale transgenre des États-Unis. Elle était candidate face au républicain Robert Marshall, qui a catégoriquement refusé de la désigner par le pronom "elle".

(© via compte Facebook de Danica Roem)

Danica Roem est devenue la première élue locale transgenre des États-Unis en remportant, ce mardi 7 novembre, 55 % des suffrages exprimés dans le 13e district de l’État de Virginie. L’ancienne journaliste de 33 ans a refusé de faire de son identité sexuelle un argument de campagne, mais quand l’on connaît les idées prônées par son adversaire, il devient compliqué de ne pas le souligner.

En effet, la démocrate était opposée au républicain Robert Marshall, candidat à sa propre réélection et en poste depuis vingt-six ans. Ultraconservateur, ce dernier n’a jamais accepté de désigner Danica Roem par le pronom "elle" et a, tout au long de sa carrière politique, combattu la lutte pour l’égalité des droits pour les personnes LGBTQ+, n’hésitant pas à multiplier les propos transphobes. Il avait par exemple accusé la jeune femme de "promouvoir l’éducation transgenre dans les écoles publiques auprès d’enfants de 5 ans".

Robert Marshall, "homophobe en chef"

Selon le Washington Post, Robert Marshall se désigne lui-même comme "homophobe en chef". Il avait notamment participé, avec d’autres politiques, à "la guerre des toilettes", qui avait pour but de retirer le droit aux personnes transgenres d’utiliser les toilettes et les vestiaires correspondant au genre auquel elles s’identifient.

Rappelons également qu’il est l’auteur de cette phrase :"La sodomie n’est pas un droit civique." En outre, en évoquant la possibilité pour les personnes homosexuelles de rentrer dans l’armée en 2010, il avait été jusqu’à dire : "Si j’avais besoin d’une transfusion de sang et que l’homme à côté de moi avait pratiqué la sodomie 14 fois dans le dernier mois, je serais inquiet" ou encore "Ça constitue une distraction quand, sur le champ de bataille, un soldat doit se concentrer sur l’ennemi en face et sent le regard d’un homme qui pèse sur lui".

Dans un message posté sur Facebook, Robert Marshall a remercié ses électeurs mais n’a, évidemment, pas adressé un mot à son adversaire, comme le voudrait l’usage.

À voir -> Vidéo : le Speech d’Anna Dupuis, jeune femme trans accueillie au Refuge