Rémunérée 5 000 euros par mois, une députée LREM se désole de "manger pas mal de pâtes"

Alerte "Pastagate" !

Julia Roberts dans Mange, prie, aime. (© Sony Pictures)

Ce 13 décembre, le quotidien L’Opinion consacrait une enquête à "L’argent tabou des députés". Interrogée sur son nouveau salaire d’élue, une députée de La République en marche (LREM), visiblement passée entre les mailles du filet du media training, explique avoir vu son pouvoir d’achat diminuer. Expliquant qu’elle dispose aujourd’hui de quelque 5 000 euros mensuels, alors qu’elle touchait 8 000 euros lorsqu’elle était encore chef d’entreprise, cette élue a déclaré :

"Je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager. Pour certains, la question de tenir jusqu’au bout va se poser."

Ses propos, ont été rapportés sous couvert d’anonymat, vont dans le même sens que ceux d’un autre élu LREM, ancien consultant et professeur de l’enseignement supérieur, qui abonde :

"L’aventure est passionnante, mais un jour sur trois, je me demande ce que je fais ici. […] On a tous lâché des situations professionnelles très confortables, et on ne s’y retrouve pas aujourd’hui."

Les déclarations de ces députés risquent fort de contribuer à alimenter l’idée, plutôt répandue, selon laquelle les députés LREM sont des nantis, pour la plupart des anciens cadres, les fameux CSP+. Comme le rappelle BFMTV, en France, le salaire moyen s’élève à 2 225 euros net et le salaire médian à 1 797 euros.

Cependant, d’autres élus LREM manifestement un peu plus proches de la réalité, ont tenu des propos plus mesurés : "Face à une aide soignante, on sait qu’on ne peut pas dire ça", estime un député. "Je ne vais pas me plaindre de gagner 5 000 euros par mois", conclut un autre.

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