En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

Donald Trump est en passe d'enterrer l’Obamacare

Jeudi 4 mai, Donald Trump a enregistré sa première grande victoire : la Chambre des représentants a adopté sa proposition de loi visant à abroger l’Obamacare.

Source : Wikipédia https://www.google.fr/search?q=trump+obamacare&source=lnms&tbm=isch&sa=X&sqi=2&ved=0ahUKEwiNku3ntNjTAhUFPxQKHVaQBJ0Q_AUICCgD&biw=1366&bih=651#q=trump+obamacare&tbm=isch&tbs=sur:fc&imgrc=QUlWoDXQHQ8-NM:&spf=388

Cette abrogation était l’une des principales promesses de campagne de Trump. (© Michael Vadon/Wikimedia/CC)

La Chambre des représentants, l’équivalent de notre Assemblée nationale, a voté jeudi 4 mai un projet de loi visant à abroger et remplacer le Patient Protection and Affordable Care Act, plus connu sous le nom d’Obamacare. Adoptée en 2010 et portée par le prédécesseur de Donald Trump, il s’agissait d’une loi visant à favoriser l’accès à l’assurance maladie, très coûteuse aux États-Unis. Même si elle n’a pas rempli complètement toutes les promesses du président Obama, il s’agissait d’une grande avancée pour le pays.

Lors d’une conférence de presse suivant le vote, Paul Ryan, président républicain de la Chambre, a qualifié la loi de Barack Obama "d'expérience ratée" et, très fier, Donald Trump a annoncé la "mort" de l’Obamacare, l’une des promesses phares de sa campagne électorale. L’issue du vote était plutôt incertaine, comme en témoigne le résultat très serré : 217 voix pour l’abrogation et 213 contre. Selon l'AFP, "les 193 démocrates ont voté non, et 20 républicains majoritairement modérés ont fait défection."

"Si nous adoptons cette loi, des gens vont mourir"

"C’est un grand jour mais seulement une étape du processus", a déclaré le président de la Chambre après avoir été ovationné. Pour sa part, Donald Trump s’est félicité de l'adoption de cette nouvelle loi, annonçant triomphalement : "Ces quatre prochaines années seront formidables, et les huit prochaines aussi. Mais nous allons commencer par une grande première année."

Quelques heures avant le vote, le démocrate John Conyers avait fait part de son inquiétude au sujet de ce décret : "Si nous adoptons cette loi, des gens vont mourir." Concrètement, si le "Trumpcare" était mis en place, les citoyens américains ne seront plus obligés d’être assurés, les financements alloués au programme d’assurance pour les personnes les plus pauvres (appelé Medicaid) seront réduits, tout comme le niveau de la couverture minimum. Plus inquiétant encore, les États pourront décider de ne plus accorder d’assurance maladie aux personnes ayant des antécédents médicaux.

Néanmoins, il faut encore que le texte soit signé et validé par le Sénat avant d’être appliqué. Et ce n’est pas complètement gagné, comme le démontre la position du chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer. Selon Le Monde, ce dernier a annoncé qu’il ferait tout pour bloquer l’avancée de cette loi qui pourrait bien ramener le pays "à l’époque où les compagnies d’assurance pouvaient exclure les gens malades de l’assurance et pousser les Américains âgés à la faillite en leur facturant des prix exorbitants".