Finalement, Donald Trump n’exclut pas de revenir dans l’accord de Paris

Selon le président américain, les États-Unis pourraient revenir dans l’accord si les exigences à leur égard étaient revues à la baisse.

Donald Trump à Washington en novembre dernier, à Washington. (© Jabin Botsford/The Washington Post via Getty Images)

Lors d’une conférence de presse, tenue conjointement par Donald Trump et la Première ministre norvégienne Erna Solberg le mercredi 10 janvier à la Maison-Blanche, le président américain a créé la surprise en déclarant que les États-Unis pourraient "envisager de revenir" dans l’accord de Paris. En mai dernier, il avait pourtant annoncé que son pays quitterait le premier accord mondial sur le climat, signé par 175 pays en décembre 2015.

"Franchement, dans l’absolu je n’ai rien contre cet accord. J’avais un problème avec l’accord qu’ils ont signé, parce que comme d’habitude ils ont passé un mauvais deal", a déclaré hier Donald Trump, en glissant un petit tacle à l’administration Obama. C’est en effet sous l’égide de Barack Obama, que les États-Unis s’étaient engagés dans ce projet.

Selon le président actuel, il était impossible pour les États-Unis de signer un tel accord. L’industrie américaine repose très largement sur le gaz, le charbon et le pétrole. Or l’accord de Paris exigeait qu’ils réduisent d’un quart leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025.

"Nous aurions dû fermer des entreprises pour atteindre les objectifs de 2025. Alors que, par exemple, la Chine, elle, a jusqu’à 2030", s’est ainsi permis de souligner Donald Trump. Si dans l’état actuel des choses, le président américain considère toujours que l’accord de Paris est "injuste", il n’exclut pas de le réintégrer :"Nous pourrions envisager d’y revenir", a-t-il conclu.

Si ce scénario n’est pas totalement inimaginable, dans les faits, il a très peu de chance de se produire. Emmanuel Macron avait tendu la main au président américain en décembre dernier, en se disant "prêt à l’accueillir s’il décide de revenir". Toutefois il s’était montré extrêmement clair sur le fait qu’il ne tolérerait aucune renégociation.

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