En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

Ça y est : Donald Trump a décidé de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat

Selon plusieurs sources, le président américain compte bien torpiller l'accord de Paris, conformément à ses annonces de campagne.

Donald, la planète ne te remercie pas (©Gage Skidmore/Flickr/CC)

Donald, la planète ne te remercie pas. (© Gage Skidmore/Flickr/CC)

Le monde entier était suspendu à ses lèvres, sa décision est désormais prise. D’après le site Axios, qui affirme avoir eu l'information par "deux sources ayant directement accès au processus de décision", Donald Trump a finalement fait le choix de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, conformément aux annonces tonitruantes qu’il avait faites pendant la campagne présidentielle de 2016. Reste à attendre l’annonce officielle, mais les informations d’Axios ont été confirmées par l’agence Reuters et l’affaire semble donc pliée. Donald Trump a toujours considéré l’accord de Paris comme un frein au développement économique, et son entourage proche grouille de climatosceptiques invétérés.

Le gouvernement américain doit désormais préciser comment ce retrait va s’effectuer. Deux options s’offrent à lui. La première consiste à quitter l’accord de Paris en douceur, dans les règles, en suivant un long protocole s’étalant sur trois ans. Connaissant le caractère impulsif de M. Trump, la seconde pourrait fort avoir sa faveur : se retirer sans délai de la Convention-cadre des Nations Unies, signée à Rio en 1992. La quitter rendrait de facto caducs tous les accords sur le climat signés par les États-Unis au cours de ces 25 dernières années et les libérerait de toutes les contraintes en matière de réduction des émissions des gaz à effet de serre.

La divergence avec l'Europe

Le ton avait de toute façon été donné lors du G7, qui s'est tenu le week-end du 28 mai en Sicile. Les divergences drastiques de points de vue qui existent entre le président des États-Unis et ses homologues sur la question du climat étaient alors apparues au grand jour. "Les États-Unis d’Amérique sont en train de réévaluer leur politique sur le changement climatique et sur l’accord de Paris et ne sont donc pas en mesure de rejoindre le consensus sur ce sujet", assénaient ainsi les sept pays dans leur déclaration finale, à l’issue de la réunion.

Alors qu’Emmanuel Macron tenait à afficher son optimisme sur la question du climat en évoquant des "progrès" sur les "échanges" avec les Américains, la chancelière allemande Angela Merkel se montrait quant à elle nettement plus dubitative : "Toute la discussion sur le sujet du climat a été très difficile, pour ne pas dire pas du tout satisfaisante." Malheureusement pour notre planète, il semblerait que la suite lui ait donné raison.