Donald Trump a eu "une idée" : un "mur solaire" à la frontière avec le Mexique

Il ne s’agit pas de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, mais de financer son mur.

NEW YORK CITY - NOVEMBER 9: Donald Trump speaks to supporters as he celebrates his Presidential win at his election night event at the New York Hilton Midtown in New York City on Nov. 9, 2016. Republican Trump defeated Democrat Hillary Clinton to be elected the 45th President of the United States. (Photo by Jessica Rinaldi/The Boston Globe via Getty Images)

© Jessica Rinaldi/The Boston Globe via Getty Images

En meeting avec ses partisans mercredi 21 juin dans l’Iowa, Donald Trump a eu une illumination. Pour construire son mur avec le Mexique qui fait tant débat, et que personne ne veut payer, Donald Trump a une idée : l’équiper de panneaux solaires. Mais attention, ce n’est pas pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, en partie responsables du réchauffement climatique, mais simplement pour financer ce mur.

"Oui, nous allons construire un mur. Nous en avons besoin, nous devons empêcher la drogue de se déverser chez nous", a-il justifié pour construire ce fameux mur qui était surtout sa promesse de campagne. "Je vais vous donner une idée dont personne n’a encore entendu parler", s’est vanté le président américain devant ses supporters. "La frontière sud, beaucoup de chaleur, beaucoup de soleil…", a-t-il continué faisant durer le suspense.

"Nous réfléchissons à la construction du mur comme un mur solaire", a avancé Donald Trump, avant d’expliquer : "Cela générerait de l’énergie, et cela le financerait." Payer le mur, voilà la seule préoccupation du locataire de la Maison-Blanche, qui se fiche pas mal du réchauffement climatique, comme le montre le récent retrait des États-Unis de l’accord de Paris.

#FuckingWall

Lors de sa campagne, Donald Trump avait affirmé que le Mexique paierait pour le mur. Mais Enrique Peña Nieto, le président mexicain a assuré que son pays "ne paiera pour aucun mur". Malgré de brèves négociations, et des menaces proférées par Trump qui a parlé d’augmenter la taxe des produits mexicains exportés aux États-Unis de 35 %, la réponse est toujours non. "Le Mexique a parlé, nous ne paierons pas pour ce putain de mur" a tweeté, l’ancien président mexicain Vicente Fox Quesada avec le hashtag #FuckingWall.

Face à ce refus, Donald Trump doit donc se montrer créatif. "Réfléchissez un moment", a-t-il lancé hier à la foule venue le soutenir. "Plus il est haut, plus il génère de la valeur", a-t-il conclu sous les rires. "Sacrée imagination, hein ? Mon idée… Nous verrons. Ce serait fantastique", s’est félicité le président américain, comme s’il avait inventé le photovoltaïque.

Pourtant, cette idée n’est pas celle de Donald Trump, mais de Thomas Gleason, comme le souligne l’AFP, un homme d’affaires venu tout droit de l’Ouest (Las Vegas), qui a répondu à un appel à projets pour la construction du mur, lancé par l’administration américaine il y a quelques mois. Quoi qu’il en soit, cette idée risque de faire débat. Another Brick In The Wall.

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