Édouard Philippe invite à ne pas faire usage de l’écriture inclusive dans les textes officiels

Ce mardi 21 novembre, le Premier ministre Édouard Philippe a dévoilé une circulaire dans laquelle il demande à ne pas "faire usage de l’écriture dite inclusive" dans les textes du Journal officiel.

(via page du compte Facebook d’Édouard Philippe)

Édouard Philippe a rédigé une circulaire transmise à l’AFP, qui paraîtra dans le Journal officiel ce mercredi 22 novembre : il y demande que l’écriture inclusive ne soit pas utilisée dans les textes officiels. Évoquant des "raisons d’intelligibilité et de clarté de la norme", Matignon a indiqué que cette démarche avait pour but de "clore la polémique". Le Premier ministre y écrit :

"Je vous invite, en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive.

Outre le respect du formalisme propre aux actes de nature juridique, les administrations relevant de l’État doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques."

Cette pratique, qui consiste à ne plus accepter que le masculin l’emporte sur le féminin dans la langue française, est débattue depuis plusieurs semaines maintenant. Afin de promouvoir l’égalité entre les genres, l’écriture inclusive a pour objectif de visibiliser les femmes par le biais de plusieurs techniques :

  • accorder en genre les noms de fonctions, grades et métiers ;
  • mentionner autant le féminin que le masculin grâce au point médian ("les étudiant·e·s"), à la double flexion ("les agriculteurs et agricultrices"), ou aux mots épicènes ("le corps professoral") en fonction de ce qui paraît le plus fluide ;
  • arrêter d’employer le terme "Homme" lorsqu’il est employé pour désigner l’espèce humaine ("droits de l’Homme" devient ainsi "droits humains").

Mais pour le Premier ministre, "le masculin est une forme neutre qu’il convient d’utiliser pour les termes susceptibles de s’appliquer aux femmes". Le chef du gouvernement a toutefois demandé que la féminisation des fonctions ("la maire", "la présidente", etc.) soit appliquée, et que l’on ait recours à des formules telles que "le candidat ou la candidate" dans les actes de recrutement publiés au Journal officiel, afin "de ne pas marquer de préférence de genre".

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