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Macron rappelle que "c’est bien la France qui organisa la rafle du Vél' d’Hiv"

Dimanche 16 juillet, Emmanuel Macron recevait à l’Élysée le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à l’occasion d’une cérémonie de commémoration de la rafle du Vél' d’Hiv. Le président a rappelé la responsabilité de la France dans l’organisation de l’arrestation de 13 000 Juifs en juillet 1942, et a qualifié l’antisionisme de "forme réinventée de l’antisémitisme".

Dimanche 16 juillet, Emmanuel Macron avait invité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour une cérémonie commémorative, à l’occasion du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d’Hiv. Pour rappel, cette rafle est la plus grande arrestation de Juifs ayant eu lieu sous le régime de Vichy : en juillet 1942, plus de 13 000 personnes avaient été arrêtées et déportées.

Suivant les pas de ses prédécesseurs, le président français a reconnu explicitement et dénoncé le rôle de la France dans cette déportation de masse, affirmant que "pas un seul Allemand" n’y avait pris part. Ce à quoi il a ajouté : "Il est si commode de voir en Vichy une monstruosité née de rien […] mais c’est faux", répondant ainsi à demi-mot à Marine Le Pen, qui affirmait l’inverse en avril dernier :

"Alors oui, je le redis ici, c’est bien la France qui organisa la rafle puis la déportation et donc, pour presque tous, la mort des 13 152 personnes de confession juive arrachées les 16 et 17 juillet à leur domicile. […]

Je récuse les accommodements et subtilités de ceux qui prétendent que Vichy n’était pas la France. Vichy, ce n’était pas tous les Français, mais c’était le gouvernement et l’administration de la France."

"Mon cher Bibi"

Benjamin Netayahu a prononcé quelques mots en français pour remercier Emmanuel Macron de ce discours, qualifiant son invitation de "geste très très fort" :

"À vous M. le président, à la France, à tout le peuple français, du fond du cœur, je dis merci. […] Cette invitation pour commémorer ensemble, main dans la main, est un geste très très fort. Elle témoigne de l’amitié ancienne et profonde entre la France et Israël."

Il s’agissait de la première rencontre officielle entre les deux hommes politiques. Une rencontre plutôt chaleureuse, Emmanuel Macron étant allé jusqu’à appeler le chef du gouvernement israélien par son surnom populaire, "Bibi". Mais le président français ne s’est pas arrêté là, déclarant : "Oui, nous ne céderons rien aux messages de haine, nous ne céderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme." Une prise de position contestée par Dominique Vidal, un journaliste et historien spécialiste du conflit israélo-palestinien, qui a qualifié sur Mediapart cette prise de parole "d’erreur historique" et de "faute politique".

À lire -> Selon Marine Le Pen, la France "n’est pas responsable" de la rafle du Vél' d’Hiv