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Selon une députée FN, le féminisme est une "maladie grave" qui devrait être remboursée par la Sécu

Faisant référence à la décision de 300 professeur­·e·s d’enseigner l’écriture inclusive dans leur classe, l’élue FN Emmanuelle Ménard a qualifié le féminisme de "maladie grave" et estime que la Sécurité sociale devrait la rembourser.

Emmanuelle Ménard au micro de RTL le 26 septembre 2017. (capture d’écran YouTube)

L’hebdomadaire Valeurs Actuelles a publié ce mardi 7 novembre un article au sujet de l’écriture inclusive, intitulé "300 profs de français refusent d’enseigner que le masculin l’emporte sur le féminin". Celui-ci fait référence à une tribune publiée sur le site Slate, intitulée "Nous n’enseignerons plus que 'le masculin l’emporte sur le féminin'" : cosignée par 314 professeur·e·s, elle détaille les raisons de ce choix.

Mais il semblerait que cette initiative n’ait pas plu à Emmanuelle Ménard. En effet, la députée Front national de la 6e circonscription de l’Hérault − par ailleurs mariée à Robert Ménard, grand spécialiste de la provocation d’extrême droite − a publié l’article de l’hebdo sur son compte Twitter :

Soulignons qu’il ne s’agit pas d’une décision émanant du gouvernement. En effet, la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a réagi à cette tribune en déclarant que ce choix était "problématique", puisqu’il n’était pas le fruit d’une réflexion gouvernementale :

"On ne peut pas décider de son propre chef ce que l’on va enseigner ou pas, quelle qu’en soit la raison. […] Mais je pense que si le débat doit être porté par des grammairiens et des grammairiennes, il peut l’être évidemment."

D’un point de vue personnel, Marlène Schiappa a déclaré ne pas être favorable pour l’instant à l’introduction de l’enseignement de l’écriture inclusive dans les écoles. Interrogée sur France Culture à ce sujet, la secrétaire d’État a été précautionneuse :

"On peut avoir le débat sémantique de la place des femmes dans le langage sans en faire l’alpha et l’oméga du débat de l’égalité entre les femmes et les hommes à notre époque."

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