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19 eurodéputés, dont la ministre Marielle de Sarnez, visés par une enquête sur des emplois fictifs

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à l’encontre de plusieurs eurodéputés, dont la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez. La vice-présidente du MoDem est ainsi soupçonnée d’avoir embauché en emploi fictif l’une de ses assistantes au Parlement européen.

Source EP / Sebastien Bozon / Facebook

(© EP/Sébastien Bozon, via Facebook)

Une enquête pour abus de confiance, ouverte le 22 mars dernier par le parquet de Paris, vise en tout 19 eurodéputés français de tous bords, dont la ministre des affaires européennes Marielle de Sarnez. Selon Le Parisien, qui a révélé l’affaire, ces élus seraient soupçonnés d’avoir fait travailler leurs assistant(e)s parlementaires pour le compte de leurs partis, et non dans le cadre de leurs fonctions au Parlement européen.

Marielle de Sarnez aurait donc fait travailler, pour le compte du MoDem, la conseillère régionale et élue municipale de Paris Philippine Laniesse de mars 2016 à avril 2017, pendant que celle-ci était son assistante au Parlement européen.

Dans la liste des 19 eurodéputés visés par cette enquête, on trouve également Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie et Jérôme Lavrilleux chez Les Républicains, Édouard Martin au PS ou encore Yannick Jadot chez Europe Écologie Les Verts (EELV).

Une lettre de dénonciation envoyée par le FN

Cette enquête préliminaire a été ouverte après la réception, le 14 mars, d’une lettre de dénonciation envoyée par l’eurodéputée Front national Sophie Montel au procureur de Paris François Molins et au directeur de l’Office européen de lutte antifraude. Dans son courrier (qui était accompagné d’un tableau Excel comprenant la liste des eurodéputés concernés par ses accusations), la députée FN déclare ceci, selon Le Parisien :

"Je suis contrainte de porter à votre connaissance des éléments attestant que plusieurs élus français au Parlement européen ont à leur service des assistants ayant par ailleurs des fonctions au sein de leur formation politique respective."

Les accusations de Sophie Montel sont donc les mêmes que celles portées à l’encontre de plusieurs eurodéputés frontistes, dont Marine Le Pen. La présidente du Front national n’a pourtant toujours pas accepté de se rendre à la convocation des enquêteurs qui s’intéressent à ses assistants. La justice française a demandé à ce que l’immunité parlementaire qui protège pour l’instant l’ancienne candidate à la présidentielle (en lui permettant de se soustraire aux convocations des enquêteurs) soit levée.

Marielle de Sarnez porte plainte

En réponse aux accusations de Sophie Montel, la ministre des affaires européennes a indiqué qu’elle porterait plainte contre l’eurodéputée FN pour "dénonciation calomnieuse" :

Dans un communiqué, Marielle de Sarnez s’est également défendue de toute illégalité :

"La jeune femme qui a été mon assistante parlementaire en circonscription pendant 12 mois a fourni un travail assidu auprès de moi dans ma mission de parlementaire européenne d’Île-de-France. Étant par ailleurs élue locale, sa situation a été déclarée et vérifiée par le Parlement européen."