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Esclavage en Libye : Macron parle de "crime contre l’humanité"

Emmanuel Macron a pris la parole ce mercredi 22 novembre pour s’exprimer au sujet de l’esclavage en Libye, qualifiant celui-ci de "crime contre l’humanité".

(© Sylvain Lefevre/Getty Images)

Après la publication par le média américain CNN de vidéos montrant un marché aux esclaves en Libye, il est désormais impossible d’ignorer ce qui est dénoncé par de multiples associations depuis des mois maintenant. Le président de la République Emmanuel Macron était donc obligé de prendre la parole sur le sujet.

Après une entrevue avec Alpha Condé, le président de la Guinée et de l’Union africaine, le chef d’État français s’est exprimé ce mercredi 22 novembre, en déclarant que "la dénonciation [de ces faits] par la France est sans appel" et qu’il fallait "aller beaucoup plus loin pour démanteler les réseaux" d’esclavage.

Emmanuel Macron a qualifié ce trafic de migrants qui souhaitent se rendre sur le territoire de l’Union européenne en passant par le territoire libyen de "crime contre l’humanité".

Il faut que "cela aille vite"

De son côté, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian a indiqué qu’il fallait que "cela aille vite", pressant le Conseil de sécurité de l’ONU d’organiser une réunion "urgente" sur le sujet :

"La France a décidé ce matin de demander la réunion express du Conseil de sécurité des Nations unies pour aborder cette question. Elle le fait comme membre permanent du Conseil de sécurité, elle a la capacité de le faire, et nous le faisons."

Le ministre a indiqué que si une enquête n’était pas rapidement bouclée sur le sujet, la France engagerait "une procédure internationale de sanction" avant d’ajouter :

"Nous souhaitons que le Conseil de sécurité s’entoure des avis publics de l’Organisation internationale des migrations et du Haut Commissariat aux réfugiés, pour que ces deux organismes des Nations unies rendent public l’état réel de la situation en Libye, dont fait partie la traite des migrants."

Jean-Yves Le Drian a également évoqué la nécessité d’avoir un régime politique stable en Libye pour stopper le trafic de manière effective et efficace, détaillant :

"La résolution de ce type de drame ne peut avoir lieu que s’il y a une solution politique. […] Nous souhaitons qu’il y ait une prise de conscience des acteurs libyens de la nécessité d’aller vite face au drame que nous constatons."

À voir -> Vidéo : l’appel de Lilian Thuram à "questionner le système économique" de l’esclavage contemporain