En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

Esclavage en Libye : Macron annonce des "opérations d’évacuation d’urgence"

Les évacuations auront lieu "dans les prochains jours ou semaines", a déclaré le président français en marge du sommet Union africaine-UE, qui s’est ouvert en Côte d'Ivoire le 29 novembre.

Capture d’écran du reportage de CNN. (© CNN)

Ils avaient décidé d’organiser une réunion d’urgence sur le sujet, en marge du 5e sommet Union africaine-Union européenne qui se tenait à Abidjan. L’heure est grave, et les dirigeants africains et européens présents se devaient de se concerter sur la question de la lutte contre le trafic de migrants, vendus comme esclaves en Libye.

Quelques jours après la diffusion par CNN d’une vidéo montrant des réfugiés africains mis aux enchères sur un marché aux alentours de Tripoli, la communauté internationale et des personnes de la société civile se sont mobilisées pour appeler les autorités européennes et africaines à faire cesser ces pratiques que l’on croyait appartenir définitivement au passé. En France notamment, une grande manifestation lancée à l’appel du journaliste de RFI Claudy Siar, a été organisée le 18 novembre dernier devant l’ambassade de Libye à Paris.

Les dirigeants promettent d’agir vite

Ce mercredi 29 novembre, outre la France, le secrétaire général des Nations unies (Onu), l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Tchad, le Niger, la Libye (représentée par le président Fayez al-Sarraj), le Maroc et le Congo-Brazzaville étaient conviés à la réunion d’urgence. À cette occasion, les dirigeants présents ont accepté de mener des "opérations d’évacuation d’urgence dans les prochains jours ou semaines", a déclaré Emmanuel Macron. Cela concernerait "toutes celles et tous ceux qui veulent être évacués" pour "les aider à revenir vers leur pays d’origine", a poursuivi le président français.

"Ces récentes images atroces nous rappellent l’urgence d’agir. Tous les pays ont le devoir de protéger leurs frontières mais ils doivent le faire dans le respect des droits humains", a réagi le Portugais António Guterres, secrétaire général de l’Onu à l’issue de la réunion.

"Ces trafiquants d’êtres humains sont profondément liés aux réseaux de trafiquants d’armes, de drogue et aux mouvements terroristes qui opèrent dans toute la région, a pour sa part ajouté Emmanuel Macron. Tout sera fait pour démanteler ces réseaux et leur financement […]".