François Fillon arrête la politique : le grand n’importe quoi des réseaux sociaux

Dimanche 19 novembre, le candidat malheureux de la droite à la présidence de la République a annoncé qu’il prenait sa retraite politique.

Depuis sa défaite à l’élection présidentielle, François Fillon s’était montré très discret. Dimanche 19 novembre, il a pris la parole devant plusieurs centaines de militants de son microparti, France républicaine, pour annoncer qu’il se retirait de la vie politique.

"Je ne suis pas là pour régler des comptes où remettre quelques pendules à l’heure… Je n’en ai ni le cœur, ni d’ailleurs le droit. Dans la défaite, le chef se retire sans chercher d’excuses, et sans donner de leçons."

Il est ainsi venu confirmer une information qu’il avait déjà révélée au Figaro samedi 18 novembre, dans une longue interview où il avait également annoncé confier les rênes du parti à l’un de ses plus proches soutiens, le sénateur de Vendée et président du Conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau.

Trente-cinq ans de carrière

Figure emblématique de la droite, François Fillon avait occupé de nombreuses fonctions électives et gouvernementales avant de devenir le Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Rattrapé par des scandales financiers, il avait finalement échoué dès le premier tour de l’élection présidentielle après être sorti vainqueur de la primaire de la droite et du centre.

Mis en examen dans l’enquête portant sur un possible emploi fictif de sa femme et de ses enfants, il a également été placé fin juillet sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée".

Âgé de 63 ans il a fait des adieux émus à une carrière politique longue de trente-cinq ans. Il a également annoncé rejoindre le secteur privé dans le cadre d’une fondation qui viendra en aide aux minorités, notamment les chrétiens d’Orient, une cause qui lui tient particulièrement à cœur.

Cette annonce n’a pas manqué de faire réagir sur Twitter. Beaucoup d’internautes ont encore bien en tête les différentes affaires qui ont plombé la campagne et la réputation de celui qui avait fait de la probité un argument de campagne.

D’autres, au contraire, se sont montrés très attristés par la nouvelle, et continuent d’apporter un soutien sans faille à leur candidat.

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Image de couverture : © Thierry Orban/Getty Images