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Capture d'écran Le Monde

Fusillade aux Champs-Élysées : l'État islamique revendique l'attentat

Jeudi 20 avril vers 21 heures, une fusillade a eu lieu sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris. Un policier a été tué dans cette attaque rapidement revendiquée par l'organisation État islamique.

Jeudi 20 avril, alors que les 11 candidats à l'élection présidentielle débattaient une dernière fois sur le plateau de France 2, une fusillade a éclaté dans le huitième arrondissement de la capitale, sur l'avenue des Champs-Élysées. Peu avant 21 heures, rapporte Le Monde, un homme a ouvert le feu sur un véhicule de police en stationnement, tuant un policier et en blessant deux autres, avant d'être abattu par les forces de l'ordre qui ont lancé des "tirs de riposte". Une passante a également été touchée, a précisé le président de la République François Hollande, qui s'est exprimé dans la soirée.

Le procureur de la République de Paris François Molins a affirmé que l'identité de l'assaillant était "connue et vérifiée", sans donner plus de détails. D'après les informations de France Info, un fusil à pompe et des armes blanches auraient été retrouvées dans le coffre de la voiture de l'homme. Cette attaque terroriste a été revendiquée par l'organisation État islamique via son agence de propagande, Amaq, quelques heures seulement après la fin de la fusillade.

"Le gouvernement est pleinement mobilisé"

Selon le quotidien Le Monde, il s'agirait d'un habitant de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), âgé de 39 ans et dénommé Karim C. Il serait connu des services de police en raison d'une affaire remontant à 2001 concernant des "faits de violence". Trois membres de son entourage auraient été interpellés, et placés en garde à vue tandis que leurs domiciles étaient perquisitionnés. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et le parquet antiterroriste de la police judiciaire ont ouvert une enquête.

François Hollande a convoqué un conseil de défense ce vendredi matin. Il a également annoncé qu'un hommage national allait être organisé en l'honneur du fonctionnaire de police décédé. Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a déclaré à la suite du conseil de défense :

"Le conseil de défense a été l'occasion de faire un point précis sur le dispositif de sécurité mis en œuvre dans la perspective des échéances électorales. [...] Au-delà des moyens traditionnels, des unités spécialisées d'intervention sont placées en état d'alerte pour garantir une réactivité totale. [...] Le gouvernement est pleinement mobilisé. [...] C'est l'unité qui doit prévaloir"

Image de couverture : capture d'écran vidéo Le Monde.