Grand oral, contrôle continu, disparition des sections… : ce que l’on sait de la réforme du bac

On vous en dit un peu plus sur ce qui devrait constituer la grande réforme du baccalauréat, prévue pour l’année 2021.

(© Film Respire)

Le baccalauréat tel qu’on le connaît ne sera bientôt plus. À l’origine de sa réforme : Pierre Mathiot, ancien directeur de l’école Science Po Lille, mandaté par le gouvernement pour plancher sur la question. Après avoir auditionné syndicats d’enseignants et associations de parents d’élèves et ce depuis le mois de novembre, il a rédigé un rapport qu’il remet aujourd’hui mercredi 24 janvier à Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale.

Une consultation en ligne a également été organisée en décembre dernier. Sur la base de cette dernière et du rapport de M. Mathiot, le ministre de l’Éducation nationale proposera par la suite un projet de loi. Si le contenu du rapport n’est pas encore connu, plusieurs informations contenues dans ce dernier ont d’ores et déjà fuité.

Tout d’abord, on ne devrait plus parler en "trimestres", mais en "semestres". Concernant les épreuves de français passées par les élèves de première, elles continueront à exister telles quelles. En revanche, en terminale tout devrait changer, et ce dès 2021.

La grande idée qui domine : avoir un bac plus personnalisé et moins généralisé. Les sections "scientifique", "économique et sociale" et "littéraire" devraient par conséquent disparaître au profit de matières "majeures" et "mineures", complétées d’une matière optionnelle, y compris pour les filières technologiques. Des bases de tronc commun subsisteront néanmoins.

L’oral devrait représenter 15 % de la note finale

Le plus gros changement réside dans ce qui va constituer l’examen de l’année de terminale. La notation résiderait en grande partie sur le principe de contrôle continu, avec très peu d’examens dits "finaux". En effet, il n’y aurait plus que quatre épreuves, deux au printemps sur les matières dites "majeures" et deux en juin : une épreuve écrite de philo et un "grand oral".

La grande nouveauté, c’est cette épreuve orale d’une demi-heure, qui représentera 15 % de la note globale, d’après les informations de l’AFP. Cette épreuve devrait concerner plusieurs matières étudiées dans le but de croiser les compétences. En face du bachelier devraient se trouver trois examinateurs : l’un issu de son lycée d’origine, l’autre extérieur à son établissement et enfin, une tierce personne qui n’est pas enseignant.

La proposition de réforme par Jean-Michel Blanquer devrait être rendue publique au mois de février mais ces premières informations semblent très plausibles au regard du programme En Marche ! du candidat Macron, qui stipulait déjà ceci :

"Au lycée, revoir la forme du baccalauréat (4 matières obligatoires à l’examen final et le reste en contrôle continu) afin de rendre possible de nouvelles formes d’organisation du temps scolaire et de nouveaux parcours, qui prépareront mieux à la poursuite d’études et à l’insertion professionnelle."

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