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Greenpeace a tiré un feu d’artifice depuis une centrale nucléaire pour dénoncer les failles de sécurité

Jeudi 12 octobre, des militants de Greenpeace ont pénétré dans le périmètre de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) et ont tiré un feu d’artifice afin d’attirer l’attention sur la nécessité de sécuriser ce type d’installations au plus vite.

Dans la nuit du 11 au 12 octobre, des militants de Greenpeace se sont introduits par effraction dans la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), avec pour objectif de "dénoncer la fragilité et l’accessibilité de ces bâtiments pourtant lourdement chargés de radioactivité" et pointer du doigt leur "inquiétante vulnérabilité". L’ONG demande la "bunkérisation" des piscines nucléaires.

Pour rappel, le 10 octobre Greenpeace avait publié un communiqué alarmant, au sujet de la sécurité dans les centrales nucléaires. Les piscines de ces dernières étant mal protégées, elles constituent un véritable danger face à de potentiels actes de malveillance – qui ne sont pas improbables, étant donné la situation géostratégique dans laquelle la France se trouve.

Pour Greenpeace, les piscines sont le "talon d’Achille" des centrales françaises. Le terme "piscine nucléaire" désigne l’endroit où est stocké le combustible radioactif utilisé par le réacteur nucléaire pour produire de l’énergie. Comme il dégage énormément de chaleur, il y est refroidi afin de baisser son niveau de radioactivité. C’est pourquoi ces dernières sont appelées "piscines de désactivation" : en dissipant la chaleur, elles permettent de baisser le niveau de radioactivité.

EDF dénonce une "opération de communication"

Afin d’alerter sur le risque encouru par l’ensemble de la population française, l’organisation a décidé de passer à l’action et d’illustrer ses propos par l’exemple. Selon le responsable du nucléaire chez Greenpeace, Yannick Rousselet, qui s’est confié à France Info, le feu a duré "2 minutes et 30 secondes". Le responsable explique que les militants ont "franchi la ligne blanche pour dénoncer". Interrogé par Europe 1, le directeur adjoint du parc nucléaire d’EDF, Olivier Lamarre, a réfuté les accusations portées à l’encontre du système de sécurité :

"Les militants de Greenpeace ont été détectés très tôt et ont été interceptés en moins de huit minutes par les gendarmes, qui ont adapté leur intervention au fait que les personnes avaient les mains en l’air et portaient des panneaux Greenpeace."

L’entreprise publique a dénoncé une "opération de communication" et publié un communiqué dans lequel elle annonce son intention de porter plainte et a tenu à assurer que "le dispositif de sécurité [avait] parfaitement fonctionné" et que "les militants Greenpeace n’ont jamais eu accès à la zone nucléaire" :

"Cette intrusion n’a eu aucun impact sur la sûreté des installations. Il s’agit d’une infraction au regard du code de la défense, qui donnera lieu au dépôt d’une plainte. EDF condamne avec vigueur des actions violentes d’un mouvement multipliant les illégalités."

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