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Benoît Hamon charge Emmanuel Macron après ses propos polémiques sur les "fainéants"

Ce lundi 11 septembre, Benoît Hamon était interrogé par Jean-Jacques Bourdin au sujet de la phrase polémique du chef de l’État, qui fustigeait les "fainéants", et était visiblement très remonté à son égard. De son côté, Emmanuel Macron a indiqué qu’il ne regrettait "absolument pas" ses propos.

Ce lundi 11 septembre, le candidat socialiste défait de l’élection présidentielle, Benoît Hamon, était invité par Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV. À cette occasion, il est revenu sur les propos prononcés par Emmanuel Macron, à Athènes, vendredi 8 septembre : "Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes." Évoquant un "comportement immature", le fondateur du Mouvement du 1er juillet a tenu à faire savoir ce qu’il pensait du chef de l’État :

"Un président de la République ne dit pas cela. Je veux dire, on n’est pas nés avec Emmanuel Macron dans ce pays, ça commence à devenir un peu pénible. Il est sympathique, jeune, surtout immature. Moi, je dis que c’est un président immature. On ne parle pas comme cela. Cynique ? Qui va baisser l’impôt sur la fortune quand, par ailleurs, il augmente la CSG ? Qui est cynique ?"

Des propos présidentiels qui ont par ailleurs été critiqués de toutes parts, notamment par le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui en a profité pour appeler les fameux "fainéants" à manifester les 12 et 23 septembre prochains contre la réforme du Code du travail entamée par le gouvernement :

Emmanuel Macron persiste et signe

Sentant la polémique enfler durant le week-end, l’Élysée avait été obligée de réagir par le biais du porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. Invité du Grand rendez-vous sur CNews, il a assuré que l’adjectif "fainéant" ne s’adressait en aucun cas aux citoyens français, mais aux politiques :

"Le président de la République a parlé de ceux qui n’ont pas eu le courage de faire les réformes nécessaires. Il a parlé des trente dernières années : François Hollande, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac ont su réformer sur certains sujets, mais n’ont jamais été assez loin, parce qu’il fallait du courage, prendre un risque."

Pour sa part, Emmanuel Macron était interrogé sur ses propos par un journaliste de Quotidien, auquel il a indiqué qu’il ne regrettait "absolument pas" l’emploi du terme "fainéant". Assurant que son discours "était très clair", il a déclaré :

"On ne peut pas faire avancer notre pays si on ne dit pas les choses en vérité. Mais il faut écouter complètement les discours avec beaucoup de calme, avec beaucoup d’apaisement."

Benjamin Griveaux évoque les "névroses" des auditeurs d’Inter

On retrouve la même ligne de défense du côté de Benjamin Griveaux, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, qui était l’invité du 7/9 de Nicolas Demorand sur France Inter :

"Écoutez, vous savez très bien que 'fainéants' ne s’adressait pas aux Français, mais s’adressait aux gens comme Jean-Luc Mélenchon, comme Marine Le Pen ou Éric Ciotti ce week-end, les fainéants, les cyniques et les extrêmes. Vous voyez, on en a eu la preuve par l’exemple ce week-end. Ce sont ceux qui ont fait que ce pays depuis trente ans n’a pas bougé, n’a pas su mettre en place des réformes parfois difficiles."

Dans un registre un peu plus méprisant, le secrétaire d’État est allé jusqu’à déclarer que certains auditeurs de la station de radio sont animés de "passions tristes" et de "névroses". Une sortie qui ne risque pas de calmer le jeu, à la veille d’une grande manifestation nationale contre la réforme du Code du travail voulue par le gouvernement :

"Et je laisse ceux qui sont confrontés − et manifestement, cet auditeur et certains de vos auditeurs le sont −, eh bien, à leurs passions tristes […]. Et je les laisse à leurs névroses, j’imagine qu’ils seront dans la rue avec Jean-Luc Mélenchon le 23."

À voir -> Le Speech de Benoît Hamon, fondateur du Mouvement du 1er juillet