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Huit femmes accusent l’ex-président des Jeunes socialistes de harcèlement et d’agressions sexuelles

D’après Libération, l’ancien dirigeant du Mouvement des jeunes socialistes Thierry Marchal-Beck aurait harcelé et agressé sexuellement au moins huit femmes entre 2010 et 2014.

(© via page Facebook de Thierry Marchal-Beck)

L’affaire Weinstein et ses conséquences semblent avoir une nouvelle fois permis de libérer la parole… Cette fois, ce n’est pas le milieu du spectacle qui est concerné, mais celui de la classe politique française. Dans un article publié dans Libération ce 14 novembre, huit femmes accusent Thierry Marchal-Beck – président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) entre 2011 et 2013 – de harcèlement et d’agressions sexuelles.

Ces victimes présumées ont toutes été militantes ou cadres au sein de l’organisation de jeunesse du Parti socialiste – et certaines d’entre elles le sont toujours. Les faits se seraient déroulés entre 2010 et 2014. "Dans leur grande majorité, [ils] sont prescrits et n’ont pour l’instant pas fait l’objet d’un dépôt de plainte. Même si deux victimes y réfléchissent", indique Libération.

La plupart de ces faits se seraient produits après des relations sexuelles consenties avec Thierry Marchal-Beck. "Ensuite, je ne pouvais plus m’en sortir", raconte une ancienne militante au journal :

"'J’ai dû le masturber pour m’en débarrasser'. Il disait  : "Comme tu as dit oui une fois, tu ne peux plus dire non maintenant.'"

Certains faits se sont déroulés en public

Une ancienne cadre de l’organisation raconte un épisode qui aurait eu lieu après l’élection de Thierry Marchal-Beck à la tête du MJS. Alors qu’elle faisait un point seule avec lui dans son bureau à Solférino, il aurait ouvert sa braguette : "Il prend ma tête, l’approche de son sexe pour m’obliger à lui faire une fellation. Je le repousse très fort, je l’insulte et je pars en courant", explique-elle avant d’indiquer que, quand elle l’a croisé quelques jours plus tard, l’ancien président de l’organisation a "fait comme si de rien n’était", allant même jusqu’à lui faire la bise.

Au sein du mouvement, les comportements répétés de Thierry Marchal-Beck auraient été connus par de nombreuses personnes. Certains se seraient d’ailleurs parfois déroulés en public. Une militante raconte notamment à Libération la fois où, lors d’une rencontre de jeunes socialistes à Bruxelles, Thierry Marchal-Beck est arrivé à sa table "par derrière, [a] plaqu[é] ses mains sur ses seins et les [a] malax[és] devant ses amis qui [ont] assist[é], bouche bée, à la scène […]."

Quelques heures après la publication de l’article, l’actuel président du Mouvement des jeunes socialistes Benjamin Lucas a réagi sur Facebook :

Contacté par Libération, Thierry Marchal-Beck n’a pour sa part pas souhaité répondre aux questions du quotidien, pour ne pas se livrer à "un exercice biaisé de questions-réponses". L’ancien dirigeant socialiste a cependant déclaré qu’il se tiendrait "naturellement" à la disposition de la justice et se "réserv[ait] le droit d’engager toute procédure".

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