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"Je vais le niquer" : le récit cash de Robert Bourgi sur l’affaire Fillon

Le coup des costumes, c’était lui !

Ce lundi 29 janvier, BFM TV diffuse un documentaire au titre accrocheur : Qui a tué François Fillon ? En guise d’apéritif, Jean-Jacques Bourdin recevait le matin même le sulfureux avocat Robert Bourgi, qui a fait des révélations choc :

"Le 10 janvier, je déjeune avec Nicolas Sarkozy. Il me dit : 'Tu as vu les sondages ? Fillon va devenir président.' Je lui réponds : 'Nicolas, il n’ira jamais à l’Élysée. Parce que je vais le niquer.' Parce que j’avais ourdi le complot."

L’ancien ami de François Fillon affirme être à l’origine de la fuite sur ses costumes. Le Journal du dimanche révélait en effet en mars 2017 que l’ancien Premier ministre s’était fait offrir pour 48 500 euros de vêtements. En pleine affaire Fillon, la pilule avait eu du mal à passer auprès de l’opinion publique.

Robert Bourgi a ainsi raconté au micro de BFM TV que c’était lui qui avait mis l’un de ses amis journalistes au parfum, Laurent Valdiguié, qui travaille au JDD. Les motivations du sulfureux homme d’affaires et avocat étaient on ne peut plus claires : la vengeance.

"Je le savais accro à l’argent"

"François Fillon, j’ai décidé de le tuer pour diverses raisons", explique Robert Bourgi. Tout d’abord, il n’aurait pas apprécié que son "ami" ne réponde plus à ses appels à partir de l’automne 2016. Il lui en a ensuite voulu de s’être retourné contre Nicolas Sarkozy, malgré ses conseils.

"Je le savais accro à l’argent : je savais que tôt ou tard, il aurait eu de sérieux problèmes." C’est donc sur ce terrain que Robert Bourgi a décidé de piéger François Fillon : en lui offrant deux costumes, d’une valeur de 13 000 euros, qu’il a payés en chèque pour pouvoir fournir les montants à la presse.

Lorsque Bourgi fait éclater l’affaire des costumes, François Fillon est déjà au cœur du scandale autour de l’emploi fictif de son épouse, Penelope : "Ça, c’est quelque chose qui va le tuer", se remémore l’avocat un an plus tard.

Et il ne regrette rien : "Heureusement qu’il n’a pas été président de la République, c’est un triste sire."

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