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Jean-Luc Mélenchon et l’écriture inclusive, ça fait deux

Le leader de la France Insoumise a essayé de tweeter en utilisant l’écriture inclusive. Et ça n’a visiblement pas marché.

(© Flickr/Cancillería del Ecuador)

Ce jeudi 16 novembre dernier, alors que des manifestations contre la loi Travail étaient organisées dans toute la France à l’appel des syndicats CGT, FO et Solidaires, Jean-Luc Mélenchon a tenu à se montrer présent à l’un des défilés qui se tenaient dans son nouveau fief, à Marseille. L’objectif ? Tenter de montrer aux médias que non, le mouvement de contestation ne s’essoufflait pas.

Pourtant, à Paris, le cortège a rassemblé deux fois moins de personnes qu’en septembre. La tendance était identique en région, comme le précise La Dépêche :

"À Marseille, où Philippe Martinez, le leader de la CGT, défilait en tête du cortège, 20 000 personnes ont manifesté selon la CGT, contre 50 000 le 21 septembre et 60 000 le 12 [septembre]."

Dans la cité phocéenne, Jean-Luc Mélenchon a donc voulu se montrer à la page en tweetant une photo de lui, accompagné d’un message dans lequel il utilisait l’écriture inclusive. Ce mode d’écriture permet d’instaurer une égalité entre les genres dans le langage, en rendant visible le féminin et en ne faisant plus systématiquement primer le masculin (grâce à l’utilisation du point milieu ou point médian, la féminisation des noms de métiers et fonctions, ou encore l’usage du féminin et du masculin selon l’ordre alphabétique).

Mais comme l’a constaté le Huffington Post, Mélenchon s’est trompé en l’utilisant :

(Capture d’écran du tweet, qui a depuis été supprimé du compte de Jean-Luc Mélenchon)

Le député des Bouches-du-Rhône aurait en effet dû écrire : "À la mobilisation du 16 novembre à Marseille aux côtés des syndicats et des jeunes mobilisé.e.s".

"Voilà qui pourrait apporter du grain à moudre à certains détracteurs de l’écriture inclusive, pour qui son application compliquerait la langue française et son apprentissage", s’est amusé le Huffington Post.

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