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La Corée du Nord assure être un État nucléaire capable de frapper "la totalité du continent américain"

Pyongyang affirme avoir testé avec succès un nouveau tir de missile balistique mardi 28 novembre dernier. Le missile aurait parcouru une distance d’environ 1 000 kilomètres, et se serait élevé à plus de 4 500 kilomètres d’altitude. De quoi rendre enthousiaste le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et faire flipper le reste du monde.

Un graffiti viennois caricaturant le président des États-Unis Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. (© Bwag/Wikipédia)

Le missile s’appelle Hwasong-15, et son résultat, "historique" selon Pyongyang, a rendu très heureux le dictateur de la Corée du Nord, Kim Jong-un. C’est en tout cas ce qu’a annoncé le régime nord-coréen mercredi 29 novembre, par le biais de sa télévision officielle :

"Kim Jong-un a déclaré avec fierté que nous avons finalement réalisé notre grande cause historique, l’achèvement d’une force nucléaire d’État, la mise au point d’une puissance balistique", a ainsi déclaré l’indéboulonnable présentatrice de l’info du régime nord-coréen, Ri Chun-Hee.

"Le grand succès de l’essai de l’ICBM Hwasong-15 est une victoire qui n’a pas de prix, remportée par le grand peuple héroïque", a-t-elle poursuivi. Pyongyang n’avait pas communiqué autour du lancement d’un missile balistique depuis le 15 septembre dernier.

Une portée historique

Il s’agirait du plus long tir de ce type effectué par le régime de Kim Jong-un jusqu’à présent. Lancé le 28 novembre dans le sud de la province de Pyongyang, ce missile aurait parcouru une distance de 1 000 kilomètres, et se serait élevé à 4 500 kilomètres d’altitude, avant de s’écraser en mer du Japon.

Selon un spécialiste occidental contacté par l’AFP, le tir aurait en réalité une portée beaucoup plus importante, de près de 13 000 kilomètres, "soit la plus longue pour un missile testé par la Corée du Nord, qui mettrait chacune des villes principales des États-Unis à sa portée", rapporte Le Figaro. De quoi faire paniquer les Américains, qui ont déjà une relation plus que tendue avec la Corée du Nord depuis l’élection de Donald Trump à la tête de la Maison-Blanche.

Le 8 août dernier, Donald Trump promettait en effet à Kim Jong-un de déclencher le "feu et la colère, comme le monde ne l’a jamais vu jusqu’ici" en cas de nouvelles menaces contre les États-Unis. Mais Donald Trump s’est cette fois montré beaucoup plus énigmatique : "On va s’en occuper", s’est-il sobrement contenté de dire après l’annonce de ce nouveau tir nord-coréen.

Le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud ont en tout cas convoqué une réunion en urgence au Conseil de Sécurité des Nations unies, pour parler de ce nouvel essai nord-coréen. Celle-ci aura lieu mercredi 29 novembre.

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