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La France s’engage à accueillir 10 000 réfugiés d’ici 2019, annonce le ministère de l’Intérieur

Lundi 9 octobre, le président de la République a rencontré Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés. Dans la foulée, le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué dans lequel il annonce que la France s’est engagée à accueillir sur son territoire 10 000 réfugiés d’ici l’année 2019.

Après que le président Emmanuel Macron a rencontré le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, le ministre de l’Intérieur a publié lundi 9 octobre un communiqué de presse. Gérard Collomb y rappelle l’engagement pris par la France de "réinstaller 10 000 réfugiés sur son territoire d’ici octobre 2019".

Il est précisé que sur ces 10 000 réfugiés en provenance du Liban, de Turquie, de Jordanie, du Niger et du Tchad, qui seront accueillis sur le sol français, 3 000 le seront dans un cadre préétabli de "missions de protection avancées". Ces dernières concerneront les ressortissants nigériens et tchadiens et ce "en étroite collaboration avec le HCR [l’agence des Nations unies pour les réfugiés, ndlr] et les autorités de ces pays et en coordination avec nos partenaires européens et la Commission européenne".

Concernant le processus de sélection, le ministère de l’Intérieur explique que le Haut Commissariat proposera des listes de personnes pouvant prétendre au droit d’asile et que ce sont des membres de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) qui se rendront sur place pour valider ces décisions.

Un projet de loi d’ici la fin de l’année

Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’un plan présenté en juillet dernier dans le but de "garantir une politique migratoire équilibrée et maîtrisée". Il s’agit du plan intitulé "Garantir le droit d’asile, mieux maîtriser les flux migratoires". Les principaux points qui le composent sont énoncés ainsi par le ministère :

  • "Poursuivre le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne ;
  • agir sur les flux au niveau européen et sur la scène internationale ;
  • améliorer le délai de traitement de la demande d’asile ;
  • augmenter les capacités d’accueil des demandeurs d’asile ;
  • une politique d’éloignement crédible ;
  • une action prioritaire sur certains publics ;
  • lutter plus efficacement contre la fraude et les filières criminelles ;
  • une réelle égalité des chances pour tous les étrangers en situation régulière ;
  • mieux intégrer les réfugiés."

Ce plan a vocation à être suivi de "modifications législatives". Le communiqué précise en effet qu’un projet de loi sur l’asile et l’immigration "sera présenté en conseil des ministres d’ici la fin de l’année". Enfin, il a également été décidé qu’il n’y aura pas de centres d’accueil ouverts en Libye en raison de la situation politique sur place et que "l’établissement de conditions de prise en charge des réfugiés en Libye respectueuses des droits de l’Homme" a été demandé.

Cependant, comme le rappelle Le Monde, en 2015, la France s’était déjà engagée à accueillir 10 375 réfugiés syriens, considérés comme "particulièrement vulnérables". Malgré cela, seuls "2 800 l’ont été", selon le quotidien.

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