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Source © iphonedigital / Flickr

La nouvelle version du décret anti-immigration de Trump a été retoquée

Un nouveau revers pour le président américain.

Source © iphonedigital / Flickr

(© Mike Licht/Flickr/CC)

Cette fois encore, le décret anti-immigration de Donald Trump a été bloqué par la justice américaine. Sa deuxième mouture, pour être exact. Souvenez-vous : une semaine après son investiture, Donald Trump avait signé, à la stupeur générale, un décret anti-immigration, surnommé "Muslim Ban" par ses détracteurs, visant à éviter l'arrivée de "terroristes islamistes radicaux" sur le sol américain.

Ce décret interdisait l'entrée aux États-Unis, pour une durée de trois mois, des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans : l'Irak, l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. S'ajoutait à cette disposition l'arrêt d'un programme fédéral d'admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, ainsi que l'interdiction d'entrée de réfugiés syriens, jusqu'à nouvel ordre.

Après la signature de ce décret, des milliers d'Américains avaient protesté, notamment dans des aéroports comme celui de JFK à New York, où des personnes en possession de papiers en règle avaient été arrêtées et interdites d'entrer sur le territoire américain. Quelques heures après le début de l'application de ce décret, des magistrats furent saisis pour étudier la constitutionnalité du texte. Le 3 février, un juge fédéral a fini par suspendre le décret. Cette décision a été confirmée le 9 février par la Cour d'appel fédérale de San Francisco. Selon les juges, l'administration Trump n’avait "pas fait la preuve qu’un étranger d’un des pays incriminés [avait] perpétré un attentat aux États-Unis" par le passé, rapporte Le Monde. Sur Twitter, la réaction de Donald Trump ne s'était pas fait attendre.

"L'opinion de ce soi-disant juge, qui nuit essentiellement au maintien de l'ordre public de notre pays, est ridicule et sera renversée!"

Une deuxième version très légèrement modifiée

Qu'à cela ne tienne, le président américain ne comptait pas laisser tomber. Le 6 mars, près d'un mois après ce premier revers juridique, Donald Trump présentait donc un nouveau texte. Cette fois, les ressortissants irakiens ne figuraient plus sur la liste des personnes interdites d'accès aux États-Unis. Selon Libération, "le gouvernement irakien, le Pentagone et le département d’État [...] craign[aient] que ce décret ne pénalise la coopération militaire entre les deux pays, engagés ensemble dans la lutte contre le groupe État islamique". Autre changement de taille : les personnes originaires des pays "épinglés" détenant des papiers en règle n'étaient plus concernées par le décret.

Alors que cette nouvelle mouture du décret s'apprêtait à entrer officiellement en vigueur, un juge de Hawaii a temporairement suspendu son application le 15 mars, déclarant que le décret comportait "des preuves significatives et irréfutables d'animosité religieuse". Il a rapidement été suivi par un juge fédéral de Seattle, qui a lui aussi suspendu temporairement le décret, considérant qu'il causerait des "préjudices irréparables".

En réponse à ces décisions judiciaires, Donald Trump a promis qu'il irait jusqu'à la Cour suprême des États-Unis pour faire appliquer son décret.