La Syrie va rejoindre l’accord de Paris : les États-Unis sont désormais tout seuls

Mardi 7 novembre, la Syrie a annoncé qu’elle signerait l’accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle. Les États-Unis sont donc désormais bien seuls dans leur position isolationniste concernant le climat.

Donald Trump à Washington le 29 septembre 2017. (© Jabin Botsford/The Washington Post via Getty Images)

Après l’adhésion du Nicaragua, le 23 octobre dernier, il ne restait que deux pays hors de l’accord de Paris sur le climat : les États-Unis la Syrie. Or cette dernière va s’associer au texte ratifié durant la COP21.

C’est Safa al-Jayoussi, directrice de l’organisation IndyAct, qui l’a annoncé sur son compte Twitter, en marge de la COP23 qui se déroule actuellement dans la ville allemande de Bonn. L’information a par la suite été confirmée par un porte-parole de la Convention climat des Nations unies qui a déclaré :

"Nous comprenons que le gouvernement de Syrie a annoncé aujourd'hui son intention de rejoindre l'accord de Paris."

Le 12 décembre 2015, les 195 pays présents à la COP21 avaient ratifié l’accord de Paris. Cette entente quasi unanime, qualifiée de "miracle diplomatique" par le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, est d’une envergure sans précédent puisque ce texte engageait ses signataires, d’une manière dite "juridiquement contraignante", à tout mettre en œuvre pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle.

L’isolationnisme américain, version écolo

Après l’intégration de la Syrie à l’accord de Paris, les États-Unis seront le seul pays à ne pas en faire partie. Le prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama, avait ratifié le texte en décembre 2016. Mais le 1er juin dernier, Donald Trump était revenu sur cette décision, annonçant le retrait de son pays de l’accord de Paris, sans discussion.

Dans la foulée, de grandes entreprises américaines telles qu’Apple, Levi’s, Gap ou encore Google, avaient cosigné une lettre ouverte adressée au chef d’État américain pour lui demander de revenir sur sa décision, arguant que la lutte contre le réchauffement climatique pouvait également avoir des retombées positives sur l’économie américaine, car elle contribue à "renforcer la compétitivité", "créer des empois, des nouveaux marchés et de la croissance" et ainsi à "réduire les risques économiques".

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