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L’Académie française va étudier la féminisation de l’écriture très prochainement

D’après Le Figaro, l’Académie française a promis d’étudier la féminisation de notre langue "d’ici la fin de l’année".

À l’Académie française, en 2016. (© Bertrand Rindoff Petroff/Getty Images)

Vendredi 24 novembre, Le Figaro a révélé que l’Académie française avait promis, à la suite d’une demande de la Cour de cassation, de se pencher sur la féminisation de l’écriture "d’ici la fin de l’année".

Cette réforme du langage, qui consisterait notamment à ne plus vouloir que le masculin l’emporte sur le féminin dans la langue française, est débattue depuis plusieurs semaines maintenant. Afin de promouvoir l’égalité entre les genres, la solution de l’écriture inclusive propose ainsi de mettre en avant les femmes par le biais de plusieurs techniques :

  • accorder en genre les noms de fonctions, grades et métiers ;
  • mentionner autant le féminin que le masculin, grâce au point médian ("les étudiant·e·s"), à la double flexion ("les agriculteurs et agricultrices"), ou aux mots épicènes ("le corps professoral") en fonction de ce qui paraît le plus fluide ;
  • arrêter d’employer le terme "Homme" pour désigner l’espèce humaine ("droits de l’Homme" devient ainsi "droits humains").

En revanche, on sait déjà que l’Académie (qui compte dans ses rangs quatre femmes, sur 34 membres) est globalement défavorable à cette idée, puisque le 2 novembre dernier elle publiait un texte sur Facebook intitulé "Pensez-vous que le poème 'L’Albatros' de Baudelaire aurait eu le même succès en écriture inclusive ?".

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