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Laurent Fontaine entraîne les députés LREM à répondre aux médias : 1 500 euros la séance de 4 heures

L’ancien présentateur s’est reconverti dans une carrière lucrative.

Avant il y avait Bataille et Fontaine, le duo d’animateurs, connu notamment pour avoir ouvert un rideau pendant plusieurs années sur TF1 dans l’émission Y’a que la vérité qui compte.

Depuis Laurent Fontaine a épousé une carrière de communicant politique. Il s’occupe particulièrement des élus de La République en marche, via sa société de communication By the way.

En un mot, il prépare les nouvelles recrues - pour la plupart novices en politique - à affronter les médias. Invité d’Europe 1 jeudi 7 décembre, Laurent Fontaine a répondu sans langue de bois sur la teneur du programme et les tarifs pratiqués.

Le communicant politique facture 1 500 euros "pour la grosse séance qui dure quatre heures". C’est notamment celles proposées aux députés La République en marche amenés à intervenir souvent sur les plateaux de radio ou de télé.

"Il y a des gens pour lesquels je ne prends rien, ça a été le cas de tous les porte-parole d’Emmanuel Macron avant la présidentielle. Parce que c’était individuel, parce que ça a été 4-5 personnes pendant une période de huit mois", précise-t-il au micro de Philippe Vandel.

Apprendre à dire "je ne sais pas"

La députée LREM Marie Lebec, présente à ses côtés, a précisé que pendant la campagne, ses frais étaient pris en charge par le mouvement. Depuis, c’est grâce à leur indemnité parlementaire, que les députés peuvent s’offrir les services de la société By the way.

Interrogé sur le contenu des séances, Laurent Fontaine a détaillé les problématiques abordées : "Où est-ce qu’on s’assoit ? Comment on se tient ? Les lumières. À qui on parle ? Qui on regarde dans les yeux ?"

Le "media-training" sert aussi aux aspirants hommes politiques à apprendre à se raconter, c’est ce qu’on appelle le "story-telling" dans le jargon. Il s’agit avant tout de les "aider à être plus à l’aise" sans les dénaturer. Autre conseil très important délivré par l’ancien animateur vedette : apprendre à dire "je ne sais pas".

"On n’ouvre pas de porte quand on ne sait pas ce qu’il y a derrière", résume le communicant. Un conseil qu’aura très certainement suivi le député Hervé Berville qui n’a pas hésité à ouvrir de gros yeux sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, qui l’interrogeait sur la prime de Noël.

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