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Le décret anti-immigration de Trump a de nouveau été retoqué par la justice américaine

Un juge fédéral hawaïen a bloqué la troisième version du décret controversé du président américain, la veille de son entrée en vigueur.

© Jabin Botsford/The Washington Post via Getty Images

Souvenez-vous : le 27 janvier dernier, une semaine seulement après son investiture en tant que 45e président des États-Unis, Donald Trump avait signé, à la stupeur générale, un décret anti-immigration, surnommé "Muslim Ban" par ses détracteurs. Son objectif était simple selon le locataire de la Maison-Blanche : éviter l’arrivée de "terroristes islamistes radicaux" sur le sol américain.

Le texte visait initialement à interdire l’entrée aux États-Unis, pour une durée de trois mois, à des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans : l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. S’ajoutait à cette disposition l’arrêt d’un programme fédéral d’admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, ainsi que l’interdiction d’entrée de réfugiés syriens, jusqu’à nouvel ordre.

Quelques heures après le début de l’application de ce décret, des magistrats s’étaient saisis du texte pour en étudier la constitutionnalité. Le 3 février, un juge fédéral avait ainsi décidé sa suspension. Sa décision avait été confirmée le 9 février par la cour d’appel fédérale de San Francisco.

Et un et deux et trois… zéro

L’administration Trump étant tenace, le 6 mars dernier l’équipe du président présentait une nouvelle mouture du décret, légèrement modifiée. Cette fois, les ressortissants irakiens ne figuraient plus sur la liste des personnes interdites d’accès aux États-Unis. Autre changement : les personnes originaires des pays ciblés détenant des papiers en règle n’étaient plus concernées par le décret. Mais une fois encore, le texte a été retoqué par un juge de Hawaii et un magistrat de la ville de Seattle. Ce dernier considérait que le texte aurait causé des "préjudices irréparables".

Un troisième texte a donc été une nouvelle fois rédigé, basé sur les décrets précédents. Signé le 25 septembre dernier, celui-ci visait à interdire de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants du Yémen, de la Syrie, de la Libye, de l’Iran, de la Somalie, de la Corée du Nord et du Tchad. Le décret "suspend[ait] également l’entrée aux États-Unis de responsables gouvernementaux vénézuéliens", explique Le Monde.

Cependant, cette troisième version a été bloquée mercredi 18 octobre, quelques heures avant son entrée en vigueur. Pour le magistrat hawaïen Derrick Watson à l’origine de cette suspension, le nouveau décret "souffre précisément des mêmes maux que son prédécesseur". Selon l’AFP, le magistrat a également noté que le texte ne montrait pas en quoi l’arrivée des 150 millions de ressortissants des pays concernés "nuirait aux intérêts des États-Unis".

La Maison-Blanche a réagi en en déclarant que ce jugement "porteur d’erreurs dangereuses sap[ait] les efforts du président pour protéger la population américaine". L’administration Trump devrait faire rapidement appel de cette nouvelle décision de justice, selon France Info.

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