Le redoublement de la première année de médecine va être interdit dans certaines universités

Plusieurs universités parisiennes vont tester l’interdiction du redoublement en première année de médecine.

Film Hippocrate.

On sait combien la première année de médecine est difficile. Rares sont les heureux élus qui l’ont du premier coup. Très rares même. En moyenne, 82 % des étudiants échouent à gagner leur ticket pour la deuxième année, selon le dernier recensement fait par L’Étudiant.fr.

La réforme qui est dans les tuyaux ne va rien arranger. D’après le site d’informations spécialisé Le Quotidien du pharmacien, trois universités parisiennes vont tester la "PACES One" qui interdira le redoublement en première année, pour les étudiants du tronc commun santé (médecine, dentaire, pharmacie…). Il s’agit de Paris V, Paris VI et Paris VI, qui vont tester ce nouveau système dès la rentrée de septembre 2018.

"Le texte réglementaire l’autorisant devrait être prochainement publié par le ministère de l’Enseignement supérieur," a précisé le doyen de la faculté de pharmacie de Paris Descartes Jean-Louis Beaudeux au Quotidien du pharmacien.

Selon le site d’information, "PACES One" devrait s’accompagner d’un deuxième système de passerelle baptisé "Alter PACES" qui existe déjà dans une quinzaine d'universités. Il permet à certains détenteurs d’une licence d’accéder directement à la deuxième année d’études de santé, après une mise à niveau et un passage devant un jury.

"PACES One" va de facto désavantager les étudiants inscrits dans les universités qui le mettent en place. À Paris XI et Paris XIII notamment, il sera toujours possible de redoubler sa première année. De même les promos de 2017-2018 qui auront eu la possibilité de retenter leur chance seront avantagées par rapport aux nouveaux arrivants.

D’autres universités songeraient également à instaurer ce programme, notamment à Brest et Lille, malgré la désapprobation des étudiants.

Selon Jean-Louis Beaudeux, on rencontre encore 40 à 50 % d’échec lors de la deuxième tentative. Empêcher le redoublement permettrait donc aux étudiants d’éviter de perdre un an et d’être réorientés plus efficacement dès la fin de la première année.

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