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Madrid enclenche la mise sous tutelle de la Catalogne après sa proclamation d’indépendance

Vendredi 27 octobre, la Catalogne a proclamé son indépendance. Une décision que le gouvernement espagnol refuse d’accepter : le Sénat a voté la mise sous tutelle immédiate de la région.

Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas en Catalogne. Vendredi 27 octobre, la région a déclaré être officiellement un "État indépendant prenant la forme d’une république". Cette résolution avait été adoptée et signée par les députés catalans le 10 octobre dernier, mais elle n’est entrée en vigueur qu’aujourd’hui.

Cette déclaration a lieu après que le Parlement catalan a organisé un vote à bulletin secret. Parmi les suffrages exprimés, 70 votes ont été en faveur de l’indépendance, 10 contre et on a décompté deux votes blancs. En revanche, 53 députés (notamment membres de l’opposition) se sont abstenus de voter. La résolution précise qu’il s’agira d’un "État indépendant et souverain, de droit, démocratique et social".

Dans la foulée de cette annonce, le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a assuré dans un message posté sur Twitter que "l’État de droit [restaurerait] la légalité en Catalogne". Il a par la suite annoncé l’organisation d’un Conseil des ministres exceptionnel dans l’après-midi, avant de demander aux citoyens espagnols de "rester calmes".

Madrid reste le "seul interlocuteur" de l’Union européenne

Le Sénat espagnol, réuni depuis 10 heures du matin, a annoncé qu’il enclenchait la suspension du processus d’indépendance, en vertu de l’article 155 de la Constitution espagnole.

Cet article permet de démettre de leurs fonctions les dirigeants catalans et d’organiser de nouvelles élections. Les forces de l’ordre catalanes pourront également être immédiatement placées sous la tutelle de Madrid, comme le rappelle La Tribune. D’après Le Monde, à l’annonce de l’indépendance, les banques catalanes ont immédiatement chuté en Bourse.

Emmanuel Macron, en déplacement en Guyane, a exprimé son soutien au gouvernement espagnol en déclarant : "J’ai un interlocuteur en Espagne, c’est le Premier ministre Rajoy. […] Il y a un État de droit en Espagne, avec des règles constitutionnelles. Il veut les faire respecter et il a mon plein soutien."

Même son de cloche du côté du président du Conseil de l’Union européenne, Donald Tusk :

"Pour l’Union européenne, rien ne change. L’Espagne reste sa seule interlocutrice. J’espère que le gouvernement espagnol utilisera la force des arguments et non l’argument de la force."

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