Législatives : Marine Le Pen est candidate à Hénin-Beaumont

C’est au journal de 20 heures de TF1 jeudi 18 mai que Marine Le Pen a annoncé sa candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

Capture d'écran TF1

Capture d’écran TF1

À quelques heures de la clôture des listes (ce vendredi 19 mai à 18 heures), Marine Le Pen a annoncé sa candidature aux élections législatives à Hénin-Beaumont, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Disparue des plateaux de télévision depuis sa défaite à l’élection présidentielle, Marine Le Pen a fait sa réapparition sur le plateau de TF1, où elle a déclaré se présenter dans "sa" circonscription. "Je n’imaginais pas ne pas y être ! ", a-t-elle clamé, estimant avoir une "relation affective très forte avec les habitants du bassin minier".

En se présentant à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen ne prend pas beaucoup de risque. La mairie est déjà tenue par Steeve Briois, qui l’avait remplacé à la tête du parti d’extrême droite pendant l’entre-deux-tours. D’ailleurs, la présidente du Front national (FN) avait remporté à Hénin-Beaumont 58,2 % des voix au second tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron, ce qui la place logiquement en leader dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

"Je n’imaginais pas ne pas être à la tête de mes troupes dans une bataille que je considère comme fondamentale", a affirmé Marine Le Pen, expliquant vouloir former une opposition face au nouveau président de la République. Face à "cette collusion qui existe aujourd’hui entre les socialistes et les Républicains autour de ce gouvernement et du nouveau président de la République, il faut à l’évidence des députés sans complaisance. […]. Des députés FN, eux, ne [seront] pas dans une négociation quelconque avec le gouvernement actuel", a ajouté la candidate qui espère bien avoir son mot à dire à l’Assemblée nationale.

C’est une Marine Le Pen calme et mesurée qui est réapparue sur TF1, consciente de son "raté" lors du débat face à Emmanuel Macron. "Incontestablement, il y a ce débat qui a été raté, il faut le dire, je le dis très clairement. J’ai souhaité mettre en avant les très grandes craintes que je nourrissais à l’égard d’Emmanuel Macron. Je l’ai fait avec fougue, passion, peut-être trop de fougue, trop de passion", a-t-elle lâché.