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Les 6 ministres candidats ont été élus et Mélenchon devient député

Jean-Luc Mélenchon, élu député à Marseille, considère que l’abstention est un signe de protestation du peuple. Pendant ce temps, les six ministres du gouvernement Philippe qui étaient candidats ont été élus députés – et conservent donc leur ministère.

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(© Rémi Noyon/Flickr/CC)

Élu député à Marseille, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé sur l’abstention record de ce second tour (56,6 %). Alors que la plupart des personnalités politiques fustigent ce manque de participation historique, le leader de la France Insoumise y voit plutôt le signe que ces derniers ne sont pas satisfaits de l’offre politique qui leur est proposée.

Lors de son discours de victoire à Marseille, Jean-Luc Mélenchon a expliqué :

"Dans cette ambiance (la majorité accordée à Emmanuel Macron), il y a aussi des bonnes nouvelles, et même des très bonnes. La première est que l’abstention écrasante qui s’est exprimée aujourd’hui a une signification politique offensive.

Notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique dans cette élection, faisant ainsi la démonstration de l’état d’épuisement d’institutions, qui prétendent organiser la vie de la société avec un mode de scrutin où une minorité étriquée a tous les pouvoirs. C’est pourquoi je vois dans cette abstention une énergie disponible, pour peu que nous sachions l’appeler au combat. […] Cette force peut se déployer et passer de l’abstention à l’offensive. C’est à cela que nous l’appelons."

Le nouveau député a évoqué la perspective de la "destruction de tout l’ordre public social par l’abrogation du Code du travail" par le nouveau président de la République, appelant le peuple français à "la résistance la plus totale". Pour lui, Emmanuel Macron n’a pas "la légitimité de perpétrer le coup d’État social".

Les six ministres candidats ont tous été élus

Emmanuel Macron l’avait dit : les six ministres du gouvernement Philippe se présentant aux élections législatives devaient gagner ou alors démissionner de leur fonction en cas de défaite. Au final, plus de peur que de mal pour Richard Ferrand, Bruno Le Maire, Christophe Castaner, Annick Girardin, Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez, qui ont tous été élus députés et conservent donc leur portefeuille. Ce seront leurs suppléants respectifs qui siégeront à l’Assemblée nationale, lorsqu'ils seront occupés avec leurs fonctions de ministres. En cas de remaniement, ils prendront confortablement place sur les bancs du Palais-Bourbon.

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, a été réélu dans la 6e circonscription du Finistère avec 56,53 % des voix, malgré la polémique qui a pesé sur sa campagne (Richard Ferrand est accusé d’avoir organisé un montage financier frauduleux avec son épouse). S’il n’est pas démis de ses fonctions de ministre, ce sera sa suppléante, Laëtitia Dolliou, cadre dans un hôpital, qui siégera à l’Assemblée.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et récemment banni des Républicains, a été réélu dans l’Eure, en Normandie. Il a remporté 44,46 % des voix face à une candidate du Front national. Christophe Castaner, ministre chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, a été réélu dans la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, avec 61,57 % des voix face au candidat de la France Insoumise Léo Walter.

Annick Girardin, ministre de l’Outre-mer, a été réélue de justesse à Saint-Pierre-et-Miquelon, avec 51,87 % des voix. Nous attendons la confirmation des résultats, mais Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique, et Marielle de Sarnez, ministre des affaires européennes, ont chacun, selon toute vraisemblance, remporté leur élection.