En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

L’élection de Valls à Évry validée par le Conseil constitutionnel

Vendredi 8 décembre, le Conseil constitutionnel a validé l’élection de Manuel Valls à la députation d’Évry, malgré la présence effective de "suffrages irréguliers".

(© Facebook de Valls)

Le 18 juin dernier, l’ancien Premier ministre Manuel Valls avait été élu député dans la première circonscription de l’Essonne, en recueillant 50,3 % des suffrages. Son adversaire de la France insoumise, Farida Amrani, avait déposé un recours en pointant du doigt des "irrégularités". La candidate avait même évoqué un "49-3 électoral".

Vendredi 8 décembre, le Conseil constitutionnel a tranché et validé l’élection de Manuel Valls. Toutefois, des irrégularités ont effectivement été constatées. Comme le rapporte Le Monde, la décision du Conseil stipule qu’il y a bel et bien eu quelques "suffrages irréguliers" :

"66 votes, correspondant à des différences de signature significatives, doivent être regardés comme irrégulièrement exprimés.

Ces suffrages irréguliers restant en nombre inférieur à l’écart de voix entre les deux candidats du second tour, cette irrégularité ne saurait conduire à l’annulation des opérations électorales."

"Plusieurs zones d’ombre persistent"

Manuel Valls a publié un communiqué de presse dans la foulée. Critiquant les "semeurs de zizanie et de faux procès", l’ancien maire d’Évry a évoqué des "accusations grossières" :

"Le Conseil constitutionnel a ainsi pu mesurer en toute indépendance l’inanité totale des arguments invoqués.

Je n’en suis pas surpris, tant il était évident que les accusations grossières de fraude électorale contre le candidat que j’étais […] ne reposaient sur rien. Je ne laisserai passer aucune tentative de continuer à salir la circonscription que je représente et le député que je suis."

De son côté, Farida Amrani a estimé que "plusieurs zones d’ombre persistent". "Ces dernières sont renforcées par la faiblesse de la défense de Manuel Valls tout au long de l’instruction", a ajouté la candidate défaite avant de conclure : "Force est de constater que l’évidence ne suffit pas".

 

À lire -> D’après Le Canard enchaîné, pour Mélenchon, Valls est "un nazi", "une ordure, un pauvre type, une merde"