Les "constructifs" devraient quitter Les Républicains et créer leur propre mouvement

Vendredi 30 juin, FranceInfo a annoncé que les députés "constructifs", ces élus Républicains qui ont décidé d’être dans une opposition au gouvernement qu’ils qualifient de constructive, devraient quitter le parti pour créer leur propre mouvement en raison de désaccords trop forts.

Depuis les élections législatives du 18 juin, les Républicains disposent de 100 élus dans l’hémicycle du palais Bourbon, c’est-à-dire qu’il s’agit du groupe d’opposition le plus fort. Mais cela était sans compter sur le groupe de députés qui se nomment les "constructifs". Regroupant quelques députés élus sous l’étiquette Les Républicains et d’autres membres de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), les "constructifs" sont ceux qui ont décidé de ne pas être dans l’opposition systématique à ce que proposera le gouvernement d’Édouard Philippe et qui souhaitent "accompagner les réformes qui vont dans le bon sens".

D’après FranceInfo, ces derniers se sont réunis en bureau politique et ont décidé de rendre leur carte du parti pour créer leur propre mouvement, avançant comme raison qu’ils ne se retrouvaient plus dans une ligne politique "trop identitaire", qui se rapproche selon eux, trop de l’extrême droite. Ce nouveau mouvement se veut "libéral, social, européen et humaniste" et devrait voir le jour à la rentrée de septembre, après que les élections sénatoriales auront eu lieu. L’ancien ministre UDI Jean-Louis Borloo pourrait en faire partie.

Le député de la 1e circonscription des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, qui avait qualifié les élus "constructifs" d'"opportunistes sans conviction', avait demandé l’exclusion de ces derniers, déclarant : "Je souhaite […] que ceux qui ont décidé de ne pas siéger dans le groupe de notre famille politique soient exclus ou partent d’eux-mêmes". Mercredi 28 juin, Thierry Solère, le chef de file des "constructifs", avait été élu questeur de l’opposition, c’est-à-dire que ce dernier sera désormais en charge "des services financiers et administratifs" de l’Assemblée. Une élection qui avait provoqué la vive colère du Républicain Christian Jacob, accusant immédiatement les "constructifs" de trahison et le gouvernement de choisir son opposition :

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