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Les États-Unis se retirent de l’Unesco, organisation qu’ils jugent "anti-israélienne"

Jeudi 12 octobre, les États-Unis ont annoncé leur retrait de l’Unesco, qualifiant l’organisation d'"anti-israélienne".

© Jabin Botsford/The Washington Post via Getty Images

Dans un communiqué publié jeudi 12 octobre, la porte-parole du Département d’État américain, Heather Nauert, a annoncé la décision des États-Unis de quitter l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Expliquant que cette décision n’avait pas été prise "à la légère", ce communiqué pointe du doigt ce que l’administration américaine considère être des "perpétuels préjugés anti-israéliens" de l’Unesco ainsi que le "besoin fondamental" pour l’organisation de se réformer.

Ce retrait ne prendra réellement effet que le 31 décembre 2018 et le communiqué précise qu’après cette date les États-Unis conserveront tout de même un statut d'"observateur". Cette démarche avait déjà été entamée il y a six ans. En effet, comme le rappelle Le Monde, le pays avait déjà annoncé en 2011 qu’il suspendait sa contribution financière à l’Unesco, soit 22 % du budget total de l’organisation, après que la Palestine y avait été admise comme État membre.

La directrice générale de l’institution internationale, Irina Bokova, a réagi à cette annonce en déclarant "regrette[r] profondément la décision" du pays et ajouté qu’il s’agissait d’une "perte pour l’Unesco", pour "la famille des Nations unies" ainsi que pour "le multilatéralisme", se défendant face aux accusations des États-Unis :

"L’universalité est cruciale pour la mission de l’Unesco qui vise à construire la paix et la sécurité internationales face à la haine et à la violence, dans le but de défendre les droits de l’humain et la dignité humaine."

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