Les personnes séropositives ou atteintes d’une hépatite peuvent enfin recevoir des soins funéraires

Depuis le 1er janvier, les personnes atteintes d’une hépatite ou du virus du sida peuvent enfin bénéficier de soins post-mortem, alors que cela leur était interdit depuis plus de 30 ans.

(© HBO)

Le 20 juillet dernier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait annoncé l’abolition prochaine de l’interdiction pour les personnes atteintes d’hépatite et du sida que leurs corps soient conservés une fois le décès prononcé. La mise en vigueur de cette modification de la législation a eu lieu ce 1er janvier.

Établie en 1986, l’interdiction de dispenser des soins funéraires aux corps des personnes séropositives ou atteintes d’hépatite était dénoncée par beaucoup d’associations militantes comme étant une discrimination. Les personnes atteintes de l’une de ces maladies étaient immédiatement placées dans un cercueil hermétique dès la découverte du corps, par peur des risques de contamination.

Une pétition lancée sur le site Change.org par Jean-Luc Romero, conseiller régional d’Île-de-France et maire adjoint du 12e arrondissement de Paris, avait recueilli plus de 130 000 signatures de soutien. L’élu, qui se bat depuis plusieurs années à ce sujet, qualifiait cette disposition législative "d’interdiction injustifiable et traumatisante pour les familles" et de discrimination "par-delà la mort".

Certaines maladies restent néanmoins sous le joug de cette interdiction, parmi lesquelles plusieurs types d’infections transmissibles. Il s’agit de l’orthopoxvirose, du choléra, de la peste, de la maladie du charbon, des fièvres hémorragiques virales graves et contagieuses, de la rage, de la tuberculose et de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

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